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Moscou et Minsk entament des exercices impliquant des armes nucléaires

Le Belarus a annoncé le début d'une formation à l'utilisation des armes nucléaires en situation de combat
Le Belarus a annoncé le début d'une formation à l'utilisation des armes nucléaires en situation de combat Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Alexei Doval & Serge Duchêne
Publié le
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Kyiv a qualifié le déploiement d'armes nucléaires tactiques russes au Bélarus et les exercices nucléaires conjoints de défi sans précédent pour l'architecture de la sécurité mondiale, et a appelé ses partenaires internationaux à réagir fermement.

La Russie et le Bélarus ont mené des exercices nucléaires lundi, ont annoncé les autorités, dans un contexte de tensions avec l'OTAN et d'impasse avec Washington sur le contrôle des armements nucléaires.

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La Russie a déployé l'Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, au Bélarus l'année dernière, intensifiant ainsi sa rivalité avec l'Alliance atlantique.

« Cet exercice vise à s'entraîner, en coopération avec la Russie, aux procédures de livraison de munitions nucléaires et à la préparation de leur utilisation », a déclaré le ministère bélarusse de la Défense.

L'accent sera mis "sur les questions de secret, de déplacements sur des distances considérables, de calculs pour l'utilisation des forces et des moyens". Des unités militaires de missiles et d'aviation sont impliquées dans l'événement, selon le communiqué du ministère.

Selon Minsk, ces manœuvres sont "un événement planifié... qui n'est pas dirigé contre des pays tiers et ne constitue pas une menace pour la sécurité de la région".

Des forces aériennes et de missiles participeront à l'exercice, a indiqué le ministère.

Menace pour l'Ukraine

La déclaration sur le début de ces manœuvres nucléaires a été faite dans le contexte de la confrontation actuelle entre Moscou et Minsk avec l'Occident et de l'agression armée contre l'Ukraine. En février 2022, la Russie a utilisé le territoire bélarusse comme tremplin pour une offensive contre Kyiv.

L'année dernière, Moscou a déployé son dernier missile hypersonique Orechnik, à capacité nucléaire, au Belarus, intensifiant ainsi sa rivalité avec l'alliance occidentale.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a qualifié le déploiement d'armes nucléaires tactiques russes en Biélorussie et les exercices nucléaires conjoints menés par ces deux dictatures de défi sans précédent pour l'architecture de la sécurité mondiale, et a appelé ses partenaires internationaux à réagir fermement.

"La militarisation du Bélarus non seulement sape la confiance dans le droit international, mais fait aussi de Minsk un complice du chantage nucléaire russe", lit-on dans le communiqué (en ukrainien) de la diplomatie ukrainienne.

"Une réponse efficace aux démonstrations de force russo-bélarusses près des frontières de l'OTAN devrait inclure un renforcement significatif des sanctions contre Moscou et Minsk, un soutien accru à l'Ukraine, ce qui dissuaderait directement les deux régimes de toute nouvelle expansion en Europe, un renforcement de la présence des alliés sur le flanc est de l'OTAN et un approfondissement de la coopération en matière de sécurité avec l'Ukraine".

La semaine dernière, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a ordonné le renforcement des troupes à la frontière nord avec le Bélarus, affirmant que Moscou préparait une nouvelle offensive depuis cette région.

Il a déclaré que la Russie souhaitait entraîner davantage l'ancienne république soviétique dans le conflit.

Selon Zelensky, les services de sécurité ukrainiens enregistrent de nouveaux contacts entre la Russie et le président bélarusse Alexandre Loukachenko afin de persuader Minsk de se joindre à de nouvelles opérations agressives.

"La Russie envisage notamment des plans d'opérations dans les directions sud et nord à partir du territoire bélarusse - soit contre la direction Tchernihiv-Kyiv en Ukraine, soit contre l'un des pays de l'OTAN".

Le Kremlin a rejeté les allégations de Zelensky lundi, les qualifiant de « tentative d'incitation à la violence ».

Face à une série de revers dans l'offensive qui dure depuis plus de quatre ans, le président russe Vladimir Poutine a brandi à plusieurs reprises la menace nucléaire, tandis que l'Occident intensifiait son soutien militaire à l'Ukraine.

La semaine dernière, Moscou a procédé à un essai de son missile balistique intercontinental Sarmat, capable d'emporter une ogive nucléaire, plusieurs mois après l'expiration du dernier traité limitant les arsenaux nucléaires russe et américain.

La fin du traité New START en février a officiellement libéré les deux plus grandes puissances nucléaires mondiales d'un ensemble de restrictions.

Le Bélarus, pays enclavé d'Europe de l'Est dirigé depuis plus de 30 ans par Alexandre Loukachenko, proche allié de Poutine, est fortement dépendant de Moscou sur les plans économique et militaire.

Sources additionnelles • AFP, Ukraïnska Pravda

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