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Bataille des frontières

Bataille des frontières
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7-23 août 1914

La bataille des frontières est une série de combats livrés près de la frontière est de la France. Ils interviennent au moment où l’Allemagne vient de traverser la Belgique et de pénétrer sur le sol Français. Les batailles furent intenses et très coûteuses sur le plan humain.

La Bataille de Mulhouse, 7-10 août 1914

Pour sa première offensive de la guerre, l’armée Française s’avance vers Mulhouse, une ville près de la frontière suisse perdue lors de la guerre contre la Prusse en 1871. L’attaque est à la fois symbolique et stratégique, permettant à la France de se positionner idéalement en vue de futures offensives vers le Nord.
Sous le commandement du Général Bonneau, suivant le plan du Généralissime Joseph Joffre, les troupes françaises chargent dans la chaîne des Vosges. Autour de Mulhouse, la résistance allemande est quasi-inexistante, si bien que le Général Bonneau croit à un piège. A leur arrivée dans Mulhouse, les Français découvrent une ville désertée par les troupes allemandes.
Face à la prise de Mulhouse par l’armée française, les Allemands lancent une contre-offensive à Cernay (Haut-Rhin) le 9 août. Les combats durent toute la journée. Confrontées à un afflux de réservistes allemands, les troupes françaises se voient contraintes de se retirer progressivement de la ville, après avoir perdu plus de 4 000 soldats.

La Bataille de Morhange, 20 août 1914

Malgré la perte de Mulhouse, les Français maintiennent leurs velléités de reprise de l’Alsace et de la Lorraine. Le 14 août, l’armée s’avance vers les villes de Sarrebourg et Morhange. Paraissant tout d’abord battre en retraite, les troupes allemandes lancent une offensive cinglante, repoussant les Français au-delà de la frontière. Huit jours après le début de l’attaque, l’armée française est obligée de regagner les zones fortifiées d’où elle était partie.

La Bataille des Ardennes, 21-23 août 1914

Afin de bloquer l’avancée des Allemands, les 3e et 4e armées françaises attaquent par la forêt des Ardennes. Alors qu’elles s’attendaient à une faible présence allemande dans le secteur, les troupes tombent nez-à-nez avec une armée très bien préparée. Les baïonnettes ne font pas le poids et la France perd plus de 20 000 hommes.

Les Batailles de Charleroi et de Mons, 21-23 août 1914

Alors que la Bataille des Ardennes fait rage, la 5e armée française se retrouve confrontée aux troupes allemandes un peu plus au Nord, à Charleroi. Retardée dans son intervention, la Force expéditionnaire britannique, forte d’environ 100 000 soldats, ne peut soutenir les troupes françaises et finit par combattre à Mons. Dominée par une 6e armée allemande plus nombreuse, les Français essuient de lourdes pertes dès les deux premiers jours de combat. Au cours de la seule journée du 22 août, 22 000 soldats français meurent dans les Ardennes et à Charleroi.

Devant la déconvenue subie sur la ligne Est, le Général français Lanrezac décide de retirer ses hommes. Cette défaite contraint également la Force expéditionnaire britannique à se retirer de Mons, de peur de se retrouver encerclée. La nouvelle est accueillie avec une grande déception au sein des rangs de la BEF (British Expeditionary Force), les Britanniques ayant réussi à contenir les forces allemandes malgré la perte de 1 600 hommes.
Si l’échec du Général Lanrezac n’est à l’époque pas directement critiqué, il servira plus tard de prétexte à l’état-major allié pour désapprouver la stratégie française.

L’approche très offensive de la Bataille des frontières n’a pas porté ses fruits côté français. Après un mois de combats, les pertes s’élèvent déjà à 350 000 hommes sur le million de soldats impliqués dans les batailles successives.