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Gao Yu : Pékin muselle "une voix libre"

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Tous droits réservés 
Par Sandrine Delorme avec Agences
Publié le
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La journaliste chinoise Gao Yu a été condamnée à sept ans de prison pour divulgation de “secrets d’Etats à l‘étranger”. Les associations de

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La journaliste chinoise Gao Yu a été condamnée à sept ans de prison pour divulgation de “secrets d’Etats à l‘étranger”.

Les associations de militants des Droits de l’Homme, Amnesty International, Human Rights Watch, Reporters sans Frontières ont dénoncé ce jugement, et la mise en scène de sa confession publique (8 mai 2014), de même que Raphael Droszewski, représentant de l’Union européenne en Chine :

Ce jugement accroît notre inquiétude générale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme en Chine , notamment celle des journalistes et des blogueurs, qui ont été persécutés pour avoir exprimé leurs opinions ou exercer leur droit à l’information.”

Ancienne rédactrice en chef-adjointe du magazine Economics Weekly, elle avait été arrêtée fin avril 2014, dans une vague de mises à l‘écart de militants des droits de l’Homme à l’approche du 25e anniversaire de la répression du Printemps de Pékin place Tiananmen.

Selon Human Rights Watch, la justice chinoise reproche à Gao Yu d’avoir transmis à son média, un site internet basé aux Etats-Unis, un document interne du Parti communiste chinois qui prônait une répression accrue des idées démocratiques, des tentatives d’indépendance des médias et des critiques du bilan historique du PCC.

L’un de ses avocats a déclaré qu’il comptait faire appel de cette décision de justice, après l’invalidation de ses aveux, “une confession forcée”.

Un passé dans les geôles chinoises

Ce n’est pas la première fois que la journaliste d’investigation de 71 ans est incarcérée par Pékin.

En 1989, elle avait pris part aux manifestations pour la démocratie de Tiananmen, ce qui lui avait valu une première incarcération.

En 1993, elle avait été condamnée à six ans de prison pour divulgation de “secrets d’Etat”. Elle était sortie de prison en 1999, officiellement, pour raisons médicales.

Selon le comité de protection des journalistes chinois, il y aurait 44 autres journalistes derrière les barreaux en Chine.

Gao Yu a notamment été la première lauréate en 1997 du Prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco.

【行動召集】釋放高瑜! 今日下午一點 (4月17日) @中聯辦 71歲老記者 #高瑜#GaoYu 今早被重判7年,罪名是「為境外非法提供國家秘密」。所謂的秘密文件是「七不講」,即 http://t.co/G1P1SLZKUapic.twitter.com/bDfM2WCobi

— 今日热点 (@lvv2com) 17 Avril 2015

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