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La cameraman hongroise qui a frappé des migrants s'excuse

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Par Euronews
La cameraman hongroise qui a frappé des migrants s'excuse

La journaliste-cameraman qui avait été filmée à Roszke en train de faire un croche-pied puis frapper des migrants a écrit une lettre d’excuses.

Je regrette sincèrement ce qui s'est passé [...]. Je ne suis pas une cameraman sans coeur, raciste et qui frappe les enfants.

Petra Laszlo a été licenciée par son employeur, N1TV, après que les images ont été reprises dans les médias. On la voyait faire tomber un homme qui portait un enfant dans ses bras.

Petra Laszlo a écrit sa lettre d’excuses au journal hongrois Magyar Nemzet. Elle écrit :

“Je regrette profondément ce qui s’est passé. Je n’ai retrouvé assez de calme que maintenant pour pouvoir écrire quelque chose sur ce qui s’est passé. En fait, je suis choquée par ce que j’ai fait et ce qu’on m’a fait.

Je filmais avec ma caméra quand des centaines de migrants se sont échappés, brisant un cordon de policiers. L’un d’entre eux s’est précipité dans ma direction et j’ai pris peur. J’ai eu peur en voyant cette foule courir vers moi et quelque chose à céder en moi.

La caméra à la main, je ne voyais pas qui venait vers moi. J’ai juste cru que l’on s’attaquait à moi et que je devais me protéger. Il est difficile de prendre les bonnes décisions quand les gens sont dans un état de panique et que des centaines de personnes se précipitent vers vous. Je n’ai, à ce moment-là, pas su prendre la bonne décision.

Je suis vraiment désolée de ce qui s’est passé. Et, en tant que mère, je regrette tout particulièrement que par un triste hasard un enfant a croisé mon chemin. Je ne m’en suis pas rendue compte sur le moment.
J‘étais paniquée. Quand j’ai vu les images, je ne pouvais tout simplement pas me reconnaître ; comme si ce n‘était pas moi.

Je regrette sincèrement ce qui s’est passé et j’en accepte la responsabilité. Je ne suis pas une cameraman sans coeur, raciste et qui frappe les enfants.

Je n’en mérite pas pour autant la chasse aux sorcières politique qui s’est montée contre moi, ni les messages mal-intentionnés – et encore moins les menaces de mort – que je reçois depuis. Je suis juste une femme, la mère, au chômage depuis cet incident, d’un enfant en bas âge qui a pris une mauvaise décision dans une situation chaotique. Je suis sincèrement désolée.”