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Un Ougandais soupçonné d'avoir escroqué une société polonaise mis aux arrêts

Un Ougandais soupçonné d'avoir escroqué une société polonaise mis aux arrêts
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La police de Kampala soupçonne un Ougandais d’avoir escroqué une société polonaise d’armement avec laquelle il aurait conclu un contrat fictif de 120 millions d’euros.

BMP Pologne a signé un accord de plusieurs millions de dollars avec Sam Ssimbwa, qui s‘était présenté à la compagnie en tant que représentant du ministère de la Défense, Selon le porte-parole

L’homme soupçonné d‘être le cerveau de l’escroquerie, Sam Ssimbwa, a été interpellé jeudi “en lien avec le faux accord sur une vente d’armes”, selon Emillian Kayima, un porte-parole de la police ougandaise à Kampala.

‘’ Les accusations de la société polonaise selon lesquelles elle a perdu plus d’un demi-million d’euros, qui selon eux ont été utilisés et volés par ces criminels, sont en cours de traitement. Mais la totalité du préjudice s‘élève à bien plus de 10 millions d’euros. Et cela devra être examiné, on ne veut pas faire de spéculation à l’heure actuelle. ‘’

Au moment de l’arrestation, M. SSimbwa et ses complices présumés, qui n’ont pas été arrêtés, “avaient reçu 520.000 euros (de la part de BMP, NDLR), des frais de consultance liés à la transaction”, a souligné le porte-parole. “Nous invitons les responsables de la société polonaise à fournir à la police des preuves liées à cette fraude”.

Selon les premières informations, Ssimbwa a été engagé par BMP en tant qu’avocat pour obtenir le contrat de fourniture à Kampala d‘équipements comprenant 375 chars, 46 blindés Ferret et Eland et diverses pièces d’artillerie.

L’armée ougandaise a quant à elle démenti des articles de presse soutenant que le chef des forces terrestres est lié à cette affaire, et que le sous-directeur du renseignement militaire a été subitement et secrètement transféré en Somalie alors qu’il enquêtait sur cette escroquerie présumée.

Selon le quotidien ougandais The Daily Monitor, des négociations avec BMP ont été menées au quartier général de l’armée de Terre en présence d’hommes en uniforme. L’armée dément l’existence d’une telle réunion.

“Nous pouvons assurer au public que ces informations sont infondées, malveillantes et n’ont pour but que de ternir l’image positive et durement acquise dont bénéficient les forces ougandaises”, a indiqué le porte-parole de l’armée ougandaise, Paddy Ankunda, dans un communiqué.

“Le bras puissant de la loi arrêtera toute personne qui tente de briser ce lien”, a-t-il mis en garde.

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