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Londres va investir pour atténuer l'effet Brexit

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Londres va investir pour atténuer l'effet Brexit
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Le Ministre britannique des Finances a levé le voile ce mercredi sur la stratégie budgétaire censée permettre au pays de surfer sur la vague du Brexit.

Nous avons choisi de donner la priorité à plus d'investissements à haute valeur ajoutée dans les infrastructures et l'innovation.

Philip Hammond Ministre britannique des Finances

Dans sa déclaration d’automne, Philip Hammond a tout d’abord reconnu que le processus de sortie de l’Union européenne allait nuire à la croissance. Londres a revu ses ambitions à la baisse pour 2017 et 2018.

En 2017, le bureau de responsabilité budgétaire anticipe un ralentissement de la croissance à 1,4%, (contre 2,2% précédemment) du fait d’une baisse de l’investissement et d’un affaiblissement de la consommation, liés respectivement à l’incertitude croissante et à un regain d’inflation résultant de la dépréciation de la livre,“ a expliqué Philip Hammond.

Pour compenser l’effet Brexit, le gouvernement May renonce donc à dégager un excédent budgétaire en 2020. Il s’agira de ramener le déficit sous 2% du PIB, tout en permettant des dépenses d’investissement. La dette devrait toutefois culminer à plus de 90% du PIB en 2017/2018, avant de dégonfler.

Nous avons choisi, dans cette déclaration d’automne, de donner la priorité à plus d’investissements à haute valeur ajoutée dans les infrastructures et l’innovation, ce qui contribuera directement à doper la productivité britannique,“ a annoncé le Chancelier de l‘échiquier. Il avait auparavant expliqué que la Grande-Bretagne accusait un retard de 30% en la matière sur l’Allemagne, de plus de 20% sur la France, et d’environ 8% sur l’Italie.

Philip Hammond a toutefois rendu hommage à son prédécesseur George Osborne qui en six ans a ramené le déficit public du pays à 3,5% du PIB. Celui-ci lui avait auparavant souhaité bonne chance sur Twitter.

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