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Nuage radioactif : les Russes évoquent la piste d'un satellite

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Nuage radioactif : les Russes évoquent la piste d'un satellite

Nuage radioactif : les Russes évoquent la piste d'un satellite
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Plus de deux mois après le passage d’un nuage radioactif au-dessus du continent européen, une commission d’enquête interministérielle russe a fait savoir vendredi que la cause de ce nuage de ruthénium 106 pourrait être due à un satellite artificiel lorsqu’il serait rentré dans l’atmosphère.

Cette piste avait déjà été envisagée en novembre dernier et fait sourire de nombreux spécialistes.

Mi-novembre, l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait exclu la piste d’un accident sur un réacteur nucléaire et privilégiait plutôt une source d’origine terrestre liée à des installations de retraitement ou de fabrication de sources radioactives.

En procédant à des recoupements géographiques, l’IRSN avait même établi une zone géographique à l’origine de la fuite de ruthénium, une zone située entre le fleuve Volga et les montagnes de l’Oural en Russie.

Concentration “extrêmement élevées”

Après avoir maintenu le silence, le conglomérat nucléaire russe Rosatom a assuré le 20 novembre dernier, « qu’aucun incident ni panne » n’avait touché ses installations nucléaires. La veille, l’agence météorologique russe Rosguidromet, avait néanmoins révélé que des concentrations “extrêmement élevées” de ruthénium 106 avaient été détectés fin septembre dans le sud de l’Oural.

Depuis, tous les regards sont tournés vers le complexe nucléaire de Maïak, qui sert justement de site de retraitement de combustible nucléaire usé. Mais pour Vladimir Boltounov, le directeur d la commission d’enquête russe, ce complexe « ne peut pas être à l’origine de la pollution radioactive ».

"Les résultats des analyses individuelles sur le personnel de Maïak n'ont montré aucun changement dans l'organisme (...) Du 1er août au 30 novembre, il n'y a pas eu d'accident ni de problèmes dans le fonctionnement des installations et du processus technologique ».

Le site de Maïak, à 200 km au nord de la frontière avec le Kazakhstan est bien connu des experts en nucléaire. En 1957, l’une des pires catastrophes s’y était produite mais l’accident avait été tenu secret durant deux décennies. Une activiste russe réfugiée en France a récemment rouvert le débat sur le tabou nucléaire russe.

C.Ga. (avec Agences)