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Maduro exclut l'opposition de la présidentielle

Maduro exclut l'opposition de la présidentielle
Tous droits réservés 
Par Alberto De Filippis
Publié le
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Au Venezuela, les principaux partis d'opposition ont boycotté les élections municipales, et se voient menacées de ne pas participer à la prochaine présidentielle par le chef de l'Etat

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Les Vénézuéliens ont largement boudé les urnes ce dimanche lors d'élections municipales. Le président Nicolas Maduro revendique lui une large victoire, avec 300 maires élus sur 335 municipalités.

Craignant des fraudes, les principaux partis d'opposition ont boycotté le scrutin, une opposition qui apparaît très affaiblie.

"L'erreur fondamentale est d'avoir dissous l'unité de l'opposition, de s'être battus entre nous, alors que les gens savaient que l'unité était la clef essentielle pour la victoire. Nos responsables n'ont pas su expliquer aux gens quoi faire. Au lieu de ça, ils ont poussé les gens à l'abstention, et ce fut une erreur. Ils l'ont fait en 2005 et ils le font maintenant", explique Kiko Bautista, un candidat de l'opposition.

Plus grave, le président Maduro a décidé d'exclure les partis d'opposition de la présidentielle de 2018 en raison de leur boycott à ces municipales.

Jesus "Chuo" Torrealba a été secrétaire général du MUD (la Table de l'unité démocratique) la coalition qui regroupe l'opposition.

"Je dis que c'est une catastophe. Si l'on veut construire une solution pacifique au problème du Venezuela, ce sera possible si et seulement si, il y a une importante participation citoyenne. Ici, on attaque massivement le droit des citoyens à s'exprimer au niveau politique. D'un côté, le gouvernement avec ses fraudes enlève toute valeur au droit de vote, et d'un autre côté, l'incohérence de l'opposition a aussi affecté la confiance des citoyens", analyse Jesus "Chuo" Torrealba.

"Face à cette nouvelle élection au Venezuela, les gens ne semblent plus croire au processus électoral. Nous avons vu une très faible participation et des bureaux de vote vides malgré ce qu'affirme le gouvernement", relate notre envoyé spécial à Caracas, Alberto de Filippis.

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