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JO 2018 : le choc des cultures

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JO 2018 : le choc des cultures

JO 2018 : le choc des cultures
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Des hordes d’occidentaux vont bientôt débarquer à Pyeongchang avec leur équipement, leur drapeau, leur hymne… et surtout leur culture. Les habitants vont devoir s’adapter, à la demande expresse du gouvernement sud-coréen qui cherche frénétiquement à honorer son image d’hôte olympique.

Dhin Jae-Kyo est hôtelier et est un peu sous pression. Toilettes à l’occidental, sommiers, il a dû transformer les chambres de son établissement, à ses frais.

"J'ai dépensé près de 100 000 euros pour tout transformer avant l'arrivée des clients qui vont venir aux Jeux olympiques. C'est une question de fierté", dit-il

Park Young-ae, elle, est restauratrice et elle n’est pas très contente. Elle va devoir changer son menu et proposer une cuisine plus occidentale. Oublier, durant quelques semaines, son Bosintang, un potage traditionnel coréen composé de viande chien et de légumes.

"On nous a dit que parce que les étrangers avaient des préjugés sur le Bosintang, ce serait bien qu’on n'en propose pas pendant les Jeux olympiques. Je vends du Bosintang depuis des dizaines d’années, c’est dur pour moi de changer de menu", explique-t-elle.

Et puisqu’en Corée on mange assis par terre sur des coussins, Park Young-ae a dû aussi investir dans des tables et des chaises pour habiller son restaurant. Elle a pour ça, comme d’autres restaurateurs de Pyeongchang, reçu une aide du gouvernement sud-coréen.