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Face à Pyongyang, une politique de fermeté payante ?

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Face à Pyongyang, une politique de fermeté payante ?

REUTERS/Aaron P. Bernstein
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Kim Jong Un et Donald Trump doivent se rencontrer d'ici fin mai sans que l'on sache encore où et quand précisément. En attendant la tenue de ce sommet bilatéral, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils n'imposeraient pas de nouvelles conditions à la Corée du Nord en vue de cette rencontre.

L'administration Trump se targue d'avoir obtenu de Pyongyang des engagements inédits : la promesse de discuter de la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne et le gel de tout essai nucléaire ou balistique pendant le processus de pourparlers._

"Il a mis une pression mondiale énorme sur les Coréens du Nord, ce qui a eu un vrai impact sur le régime et son économie, ça a poussé Kim Jong Un à venir vers nous et dire qu'il veut commencer à discuter selon des conditions que les Etats-Unis n'avaient jamais obtenues auparavant"_, a déclaré sur la chaîne NBC Mike Pompeo, directeur de la CIA et très proche de Donald Trump.

"Nous n'avions jamais mis les Nord-Coréens dans une situation pareille, avec une économie aussi fragile et autant de pression sur leur leadership", a-t-il déclaré plus tôt sur Fox News.

La Corée du Nord est visée par de très sévères sanctions économiques, décidées à la fois par les Etats-Unis, l'Union européenne et l'ONU en riposte à ses programmes militaires et balistiques.

Le processus reste cependant entouré de nombreuses incertitudes, et le régime de Pyongyang lui-même ne l'a pas commenté, laissant Sud-Coréens et Américains s'exprimer.

Le secrétaire américain à la Défense Jim Mattis a ainsi confié qu'il préférait parler le moins possible sur le sujet. "Quand vous êtes dans une position comme celle-là, les possibilités de malentendus sont très élevées", a-t-il dit lors d'une escale à Oman.