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Zuckerberg : génie de la Tech ou magnat de la pub ?

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"Nous n'avons pas eu une vision assez large de notre responsabilité et c'était une grosse erreur. Cela a été mon erreur et je suis désolé. J'ai créé Facebook, je le dirige, c'est moi qui suis responsable pour ce qui se passe ici".

Mark Zuckerberg, PGD de Facebook, le 10 avril 2018

Sur le grill face au Sénat américain après le scandale Cambridge Analytica, le fondateur du réseaux social fait amende honorable. Ce n'est pas la première fois que Mark Zuckerberg assume ses responsabilités et présente ses excuses.

Son entreprise vient de traverser deux années infernales. Les problèmes s'enchaînent en interne depuis la campagne présidentielle américaine, comme le relate parfaitement le magazine WIRED.

Au point qu'en février dernier, alors que Facebook fêtait son 14e anniversaire et que le nom "Cambridge Analytica" était inconnu du grand public, le grand patron admettait sur sa page personnelle :

"Aujourd'hui, Facebook fête son 14e anniversaire. C'est l'occasion de penser à tout le chemin parcouru depuis cette chambre universitaire à Harvard et combien nous devons encore avancer pour rapprocher tout le monde. C'est aussi le moment de penser à ce que nous pouvons améliorer.

(...) J'ai fait toutes les erreurs possibles. Des mauvais accord et des fautes techniques. J'ai fait confiance aux mauvaises personnes et mis des gens talentueux au mauvais endroit".

Récemment, Facebook avait pourtant entrepris plusieurs changements notables, via son programme "closer together" (plus proches ensemble), qui favorise les interactions personnes-personnes par rapport aux interactions personnes-pages.

Nous étions début 2018 et le fondateur du réseau social annonçait :

"Nous voulons que Facebook ne soit pas seulement fun, mais qu'il serve aussi au bien être des gens et de la société. Nous encourageons les échanges plutôt que la consommation passive de contenu.

(...) Grâce aux changements effectués, le temps passé sur Facebook a diminué de 50 millions d'heures par jour".

Pourtant, le nombre d'utilisateurs avait continué son expansion : + 14 % d'utilisateurs actifs quotidiens et mensuels au cours de l'année 2017.

Face aux parlementaires, l'entrepreneur a du expliquer comment ces derniers lui ont rapporté autant d'argent. Extrait :

"Quel est votre business model si les gens ne paient pas pour votre service ?", demandait le sénateur républicain de l'Utah, Orrin Hatch.

"Sénateur... Nous diffusons des publicités", répond Mark Zuckerberg.

Long silence (...)

"Je vois... C'est bien", conclut le parlementaire faussement naïf.

C'est bien, très bien même en effet pour les finances de Facebook, ce n'est un secret pour personne. En 2017, la firme californienne a gagné 40,6 milliards de dollars, un chiffre d'affaires en hausse de près de moitié sur un an.

Les revenus publicitaires comptent pour 39,9 milliards de cette somme... Autant dire, la totalité. Mais au fond, qu'est ce que Facebook ? La question d'un autre sénateur républicain, Dan Sullivan, tombe à pic :

"Etes-vous une entreprise technologique ou le plus grand publicitaire mondial ?" demande l'élu de l'Alaska.

"Est-ce qu'on se sent responsable du contenu qu'il y a sur notre plateforme ? La réponse est clairement oui. Mais je ne pense pas que ce soit incompatible avec le fait qu'au fond nous sommes une entreprise technologique, ce que nous faisons, nous employons des ingénieurs et construisons des produits", répond l'homme le cinquième homme le plus riche du monde.

Avantage Zuckerberg.