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ETA : dissolution, réconciliation et impunité zéro

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ETA : dissolution, réconciliation et impunité zéro

ETA : dissolution, réconciliation et impunité zéro
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REUTERS/Vincent West
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A toutes les victimes assassinées "nous devons souvenir et hommage. A elles, à leurs familles et aux centaines d'Espagnols qui ont survécu à la violence terroriste mais qui souffrent pour toujours des séquelles de la cruauté" de l'ETA, a déclaré Mariano Rajoy. "Les enquêtes sur les crimes de l'ETA continueront, leurs délits continueront à être jugés et les condamnations continueront à être exécutées", a-t-il prévenu.

Il a également rendu hommage aux policiers, gardes civils, magistrats, journalistes et associations ayant collaboré dans la lutte contre l'ETA. Ces métiers ont aussi constitué le gros des 853 personnes, selon le décompte du gouvernement espagnol, tuées par l'ETA (Euskadi Ta Askatasuna, soit "Pays basque et liberté") dans sa campagne pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre.

À Cambo-les-Bains, des experts internationaux ont lancé un appel à la "réconciliation" en "tournant la page". L'autodissolution de l'ETA annoncée la veille à Genève "montre que le dialogue politique est durable alors qu'il reste beaucoup à faire pour guérir les blessures", a estimé, dans une déclaration lue à la tribune, l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, l'un des parrains du processus.

Jeudi, l'ETA a diffusé une "déclaration finale" annonçant que l'organisation clandestine avait "démantelé l'ensemble de ses structures" et mis "fin à toute activité politique".

"La colère n'est pas une politique, la vengeance n'est pas une solution", a aussi mis en garde le britannique d'Irlande du nord Gerry Adams, ancien dirigeant du Sinn Fein pendant 34 ans et protagoniste du processus ayant permis la fin de l'activité armée de l'IRA. "Construire la paix est bien plus difficile que faire la guerre" et "le point de départ doit être le dialogue", a-t-il ajouté.

Plusieurs intervenants ont regretté l'absence de tout représentant des gouvernements français et espagnol et Gerry Adams a demandé à Madrid de "donner des signes positifs en faveur des prisonniers" basques.