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Madrid exige de Caracas la libération immédiate des prisonniers politiques espagnols

José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, regarde le Grand Hall du Peuple à Pékin lors d'une visite le 12 novembre, dans une photo d'archive.
José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères, regarde le Grand Hall du Peuple à Pékin lors d'une visite le 12 novembre, dans une photo d'archive. Tous droits réservés  Maxim Shemetov / Pool vía AP
Tous droits réservés Maxim Shemetov / Pool vía AP
Par Javier Iniguez De Onzono
Publié le
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Entre 14 et 20 personnes sont toujours emprisonnées au Venezuela, certains sans avoir eu de procès équitable. Le gouvernement espagnol confirme avoir repris contact avec la présidente par intérim, Delcy Rodríguez.

Le gouvernement de Pedro Sánchez a exigé la libération immédiate des prisonniers politiques espagnols retenus au Venezuela, a indiqué, ce mardi 6 janvier, le ministère des Affaires étrangères. Une demande formulée par Madrid à la présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodríguez.

Entre quatorze et vingt personnes, certaines ayant la double nationalité, sont toujours emprisonnées au Venezuela pour des raisons politiques ou sans avoir eu droit à un procès équitable, indiquent Madrid, l'opposition vénézuélienne et d'autres organisations civiles.

La dernière arrestation remonte à septembre 2024. José María Basoa et Andrés Martínez Adasme, deux ressortissants basques, ont été accusés, sans que Caracas n'apporte de preuves, d'appartenir au Centro Nacional de Inteligencia, leprincipal service de renseignement civil de l’État espagnol.

Des arrestations qui ont suivi l'accueil, par le ministère des Affaires étrangères espagnol, d'Edmundo González Urrutia. Ce dernier avait alors obtenu le statut de réfugié politique en Espagne. Deux mois auparavant, il avait participé aux élections présidentielles au Venezuela, scrutin qu'il assure avoir gagné face à Nicolás Maduro.

Le roi appelle à la défense de l'ordre international actuel

D'autre part, le roi Felipe VI a appelé, ce mardi, à défendre "l'ordre mondial fondé sur la loi" lors de la traditionnellePâques militaire du 6 janvier au Palais royal de Madrid, dans une allusion claire à la capture et à l'extradition de Nicolás Maduro.

Le roi, une figure institutionnelle devant rester idéologiquement neutre, a souligné l'engagement de l'Espagne en faveur du multilatéralisme et de la sécurité mondiale**.**

Les discours de Felipe VI font toujours l'objet d'un accord entre la présidence du gouvernement et le service administratif et de communication du palais royal espagnol. Cependant, cette fois-ci, il l'a prononcé sans la présence de Pedro Sánchez, présent à Paris pour une réunion de la Coalition des volontaires, association de pays désireux d'aider l'Ukraine.

Felipe VI prononce son discours militaire annuel de Pâques au Palais royal de Madrid, le 6 janvier 2026.
Felipe VI prononce son discours militaire annuel de Pâques au Palais royal de Madrid, le 6 janvier 2026. Francisco Gómez / Casa de S.M. el Rey

"L'année 2025, avec ses nombreuses guerres, crises et tragédies humanitaires [...] nous laisse avec un sentiment croissant de menace. Une menace qui atteint le cœur de l'Europe et qui démontre une fois de plus combien il est précieux, combien il est nécessaire d'avoir des forces armées hautement entraînées et qualifiées", a déclaré le roi d'Espagne.

La plus haute représentante du gouvernement présente était Margarita Robles, ministre de la Défense, qui a appelé l'Espagne à continuer d'être "une référence d'engagement" basée sur la défense de la Constitution. "En dehors de l'ordre juridique international, il n'y a pas d'actions légitimes possibles", a-t-elle également affirmé.

Les deux personnalités ont réaffirmé l'engagement de l'Espagne au sein de l'OTAN.

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