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Peine réduite de moitié pour l'Israélien Azaria, meurtrier d'un Palestinien

Procès soldat franco-israélien Elor Azaria en janvier 2017.
Procès soldat franco-israélien Elor Azaria en janvier 2017.
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Le soldat franco-israélien Elor Azaria vient de sortir de prison après 9 mois passés derrière les barreaux au lieu des 18 mois auxquels il avait été condamné par une cour martiale le 4 janvier 2017. Cette nouvelle promet une fois de plus de déchaîner les passions dans les territoires palestiniens et même en Israël, comme cela a été le cas depuis le début de la dramatique affaire.

Le jeune sergent était détenu pour homicide volontaire après avoir achevé d'une balle dans la tête Abdel Fattah al-Sharif, un Palestinien de 21 ans qui gisait inerte sur le sol, blessé en attaquant des militaires israéliens au couteau. Les faits s'étaient déroulés le 24 mars 2016 à Hébron, en Cisjordanie.

Elor Azaria fêté à sa sortie de prison :

Azaria, invité surprise au mariage de son frère

Le Franco-Israélien a commencé à purger sa peine en août 2017 mais rapidement, le chef d'état-major des armées israéliennes en personne a fait réduire son temps d'incarcération de quatre mois, puis, en mars dernier, une commission a encore enlevé cinq mois ;finalement, la condamnation d'Elor Azaria aura été amputée de moitié. L'armée lui a en plus accordé une faveur : il a été libéré deux jours plus tôt que prévu, révèlent des médias israéliens, pour pouvoir assister au mariage de son frère.

Asaf Ronel, chef du service étranger au journal israélien Haaretz, publie sur Twitter une photographie de l'accueil réservé à Elor Azaria dans son quartier : une banderole annonce notamment "Bienvenue à la maison, Elor le héros !".

Une vidéo, pièce à conviction imparable

Azaria s'était fait prendre en flagrant délit car un militant pro-palestinien avait filmé toute la scène (voir la vidéo ci-dessous), lorsqu'il avait tiré à bout portant sur le Palestinien, pourtant blessé et à terre. Ce qui paraît insensé, c'est que le soldat aurait dû au contraire envisager d'examiner le blessé puisqu'il faisait partie d'une unité paramédicale.

En tout cas, la vidéo, diffusée par la presse israélienne peu après l'exécution sommaire, et qui s'est propagée comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, a provoqué une vive indignation des Palestiniens mais également d'une partie des Israéliens. Le drame a d'ailleurs divisé la société, entre ceux qui exigent un respect des valeurs morales de la part de leurs militaires et les plus conservateurs qui défendent l'armée quoi qu'elle fasse.

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