L'Iran utilise désormais ces drones Shahed à travers tout le Moyen-Orient. Faut-il s'inquiéter ?
Le bourdonnement inimitable d'une mobylette à pleine vitesse dans les airs peut être signe de danger en temps de guerre.
Des vidéos récentes tournées à Bahreïn et à Dubaï montrent une nouvelle réalité terrifiante. Des sources d'information ouvertes ont rapidement confirmé de quoi il s'agissait : des drones Shahed-136 iraniens.
Et l'Iran utilise désormais ces armes à travers tout le Moyen-Orient. Faut-il s'inquiéter ?
Particularité de ces engins, le danger ne réside pas dans leur technologie, mais dans leur coût dérisoire. L'Iran utilise un très grand nombre de ces drones simples et bon marché pour écraser les boucliers de défense avancés.
Tirer un intercepteur d'un million de dollars sur un drone de 25 000 à 40 000 euros est une stratégie d'usure financièrement insoutenable pour l'Occident.
En lançant des vagues massives, l'Iran peut donc rapidement mettre en faillite un réseau de défense aérienne à un milliard de dollars.
Le Shahed est l'AK-47 du ciel
Il transporte une charge explosive mortelle mais repose sur des pièces de faible technicité.
Après en avoir fourni des milliers à Moscou, l'Iran a observé la façon dont la Russie les a utilisés en Ukraine. Aujourd'hui, Téhéran ramène ces mêmes tactiques d'essaimage au Moyen-Orient.
Depuis le territoire iranien, ces drones peuvent atteindre presque n'importe quelle cible, jusqu'à une distance selon le modèle, de 2500 km, jetant une ombre sur toute la région, de la côte méditerranéenne aux confins de la péninsule arabique.
Avec les Shaheds qui menacent les bases militaires américaines, les raffineries de pétrole, de gaz, et les centres touristiques, personne ne semble être à l'abri.
L'Ukraine a trouvé la parade
Mais il existe un plan d'action pour les arrêter. Un système de défense aérienne anti-drones à plusieurs niveaux, comprenant des escouades mobiles, une guerre électronique qui permet de les brouiller, et de nouveaux drones intercepteurs, des techniques qui ont permis à l'Ukraine d'atteindre un taux d'interception de plus de 80 %.
Le président Volodymyr Zelensky ayant déclaré que la Russie avait lancé près de 60 000 drones d'attaque de type Shahed contre l'Ukraine, une question se pose : le Moyen-Orient est-il prêt à en intercepter un tel volume ?