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Catalogne : des réactions contrastées

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Catalogne : des réactions contrastées

Catalogne : des réactions contrastées
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C'est un Parlement régional profondément divisé qui a vécu ce lundi l'élection de l'indépendantiste Quim Torra à la tête de la Catalogne, à l'image d'une société écartelée entre les indépendantistes résolus et ceux qui voient dans l'autonomie actuelle un gage de stabilité.

Le parti libéral Ciudadanos se désole de l'élection de Quim Torra. Sa chef de file en Catalogne y voit une fuite en avant :

"C'est une journée très triste parce que l'on vient d'élire président de la Catalogne un monsieur qui défend des thèses d'exclusion, qui affirme que la Catalogne n'appartient qu'à ceux qui se sentent catalans, qui estime qu'il n'est pas naturel de parler espagnol en Catalogne, déplore Inés Arrimadas. Et je pense que ce monsieur n'a aucune intention de dialoguer, il a d'ailleurs réaffirmé tous les arguments de Puigdemont et a même dit qu'il voulait aller plus loin. Nous avons donc là un Puigdemont 2.0, qui plus est avec des thèses exclusives, identitaires et xénophobes."

Pour la gauche indépendantiste, au contraire, c'est un soulagement. Gabriel Rufian, qui siège à Madrid, estime qu'il est temps pour la région de reprendre la main.

"Avant tout, nous sommes heureux d'en finir avec cette épée de Damoclès qu'est l'article 155 et de pouvoir commencer à gouverner ici en respectant la légitimité qu'aura le gouvernement en exil", explique cet élu de la Gauche républicaine de Catalogne.

Il demande dans le tweet ci-dessous - adressé notamment au Premier ministre Mariano Rajoy - à quelle date l'article 155 qui met sous tutelle la Catalogne cessera d'être appliqué.

25 dirigeants séparatistes ont été inculpés de rébellion, dont sept sont actuellement en exil.

La Gauche républicaine de Catalogne et Ensemble pour la Catalogne se répartiront les portefeuilles dans le nouvel exécutif catalan. Reste à voir si les blessures ouvertes durant l'ancienne législature et les divergences de stratégie face à la justice espagnole perdureront au sein du nouveau gouvernement.