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L'Italie en pleine crise de nerfs

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L'Italie en pleine crise de nerfs

L'Italie en pleine crise de nerfs
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L'Italie est toujours en pleine confusion, dans l'attente du gouvernement de Carlo Cottarelli.

Chargé par le président Mattarella de prendre les commandes du pays, l'ex-haut fonctionnaire du FMI a poursuivi mercredi les consultations, mais il semble bien seul. Les députés italiens, eux, ne cachent pas leur exaspération et leur inquiétude :

"Comment peut-on accorder une légitimité à un gouvernement qui, pour la première fois, n'a ni le consentement populaire, ni le consentement parlementaire ? Cela n'a aucun sens", souligne Manlio Di Stefano, député du Mouvement 5 étoiles.

"C'est la crise institutionnelle, politique et financière la plus grave que l'Italie ait traversée depuis la guerre. C'est une crise politique car il n'y a jamais eu de majorité claire exprimée par le vote", indique Fabrizio Cicchitto, de Forza Italia.

Après avoir échoué à former un gouvernement populiste avec le Mouvement 5 étoiles, le chef de la Ligue, Matteo Salvini, réclame la tenue de nouvelles élections le plus rapidement possible. En déplacement à Pise, il a de nouveau fustigé l’attitude du Président Mattarella soumis, selon lui, aux ordres de Paris et Berlin :

"On nous a dit : ce ministre là n'est pas bien, celui-là non plus. La chancelière Merkel, le président Macron, les commissaires européens doivent l'aimer... Mais l’Italie n'est l'esclave d'aucun pays. Nous devons être libres de gérer nos entreprises, nos maisons, nos écoles, nos routes, notre économie. Les Allemands doivent s'occuper de leurs affaires, les Français doivent s'occuper de leurs affaires, et nous, on s'occupe de l'Italie."

Si des élections en Italie sont annoncées au plus tard en début d'année prochaine, nombre d'élus plaident pour un scrutin dès juillet.