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"Aquarius" : des maires italiens crient leur indignation

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"Aquarius" : des maires italiens crient leur indignation

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Des maires italiens tirent à boulets à rouges sur Matteo Salvini, le nouveau ministre de l'Intérieur, après son refus de permettre à l'Aquarius d'accoster sur les côtes du pays.

Certains se disaient prêts à accueillir le navire humanitaire, à l'image du maire de Naples Luigi De Magistris :

"Quiconque met des vies humaines en danger a non seulement un comportement indigne, honteux et éthiquement répréhensible, mais en plus, il commet un crime contre l'humanité pour lequel il sera appelé à répondre devant les tribunaux internationaux. Jusqu'à présent, les signes de changement dans ce gouvernement historique ne sont pas encore visibles, hormis le fait qu'il va tuer des femmes et des enfants en Méditerranée. C'est cette histoire qu'il écrit en ce moment. Compliments!"

Autre réaction indignée, celle du maire de Palerme Leoluca Orlando : "En tant que citoyen européen et maire de Palerme, je vais déposer une plainte auprès de la Cour de justice pour faire reconnaitre les responsabilités criminelles des États européens et du gouvernement italien. Je crois que les États européens, et l'ensemble de l'Europe, risquent d'être confrontés à un procès, à un deuxième procès de Nuremberg. J'ignore si cela se passera dans une cour de justice, mais cela sera très certainement traité par les livres d'histoire. Et contrairement à nos grands-parents, nous ne pourrons pas dire à nos petits-enfants que nous ne savions pas."

Le maire de Ravenne, Michele De Pascale, tient également à exprimer sa consternation: "Peut-être personne n'a-t-il averti Matteo Salvini qu'il n'est pas seulement le chef de la Ligue, mais qu'il est désormais ministre de l'Intérieur de l'un des pays les plus importants au monde ? Cela dit, je suis d'accord avec tout le monde pour dire que nous avons besoin de davantage de soutien de la part l'Europe. Si Salvini avait maintenu cette position, il aurait eu l'appui de tous les maires et de toutes les forces politiques."