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Yémen : le cri d'alarme des ONG

Yémen : le cri d'alarme des ONG
Tous droits réservés REUTERS/Khaled Abdullah/File Photo
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Par Anne-Lise Fantino
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Les associations pointent le risque d'une aggravation de la crise humanitaire, après l'offensive menée par la coalition internationale contre le port d'Hodeïda.

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Des ONG appellent à mettre un terme à l'offensive menée contre le port d'Hodeïda, au Yémen.

Ce mercredi, la coalition menée par l'Arabie Saoudite a lancé l'assaut contre cette place stratégique du sud du pays, tenue par les rebelles Houthis, et qui est aussi le point d'entrée de l'aide humanitaire indispensable à une population exsangue.

"Les enfants vont mourir de faim ou alors à cause du conflit", indique Anas Shahari, chargé de communication au sein de l'association "Save the Children". A Hodeïda, la vie de centaines d'enfants serait en danger, selon l'ONG française "Action contre la faim".

Depuis trois ans, le conflit au Yémen a plongé la pays dans la crise humanitaire la plus grave au monde. Aujourd'hui, près de huit millions de personnes sont directement menacées par la famine.

Mais l'Arabie Saoudite n'entend pas renoncer à reprendre le contrôle d'Hodeïda, "dont la libération" est "cruciale", estime dans un Tweet le prince Khaled Ben Salmane, "à la lumière de la menace croissante que la milice Houthi, soutenue par l'Iran, représente pour la sécurité maritime de la mer Rouge, une voie maritime vitale, par laquelle transite près de 15 % du commerce international".

Les forces armées quadrillent toujours les axes qui mènent au sud du pays. Des raids aériens ont été effectués en appui des actions au sol dans le cadre de l'opération "Golden Victory", pour venir à bout des rebelles chiites.

"Les bébés sont incapables de bouger et de pleurer, tellement ils sont faibles", poursuit Anas Shahari, "leurs côtes sont saillantes, et c'est très triste de voir une famille de dix personnes se nourrir de cinq poissons par jour, à peine grands comme une main".

Ce mercredi, le Royaume-Uni a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, après le début de cette offensive.

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