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Harley-Davidson victime du "America first"

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Harley-Davidson prend la route... La célèbre marque de motos américaines s'apprête à délocaliser une partie de sa production. La faute aux surtaxes douanières imposées par l'Union européenne en représailles à celles de Washington appliquées depuis le 1er juin. Elles pourraient coûter au constructeur américain jusqu'à 100 millions de dollars par an.

Comme à son habitude, Donald Trump a réagi par un tweet, se disant "surpris" que Harley-Davidson soit la première compagnie américaine à "agiter le drapeau blanc". "Les taxes douanières ne sont qu'un prétexte", a fustigé le président américain, qui avait fait du protectionnisme l'un de ses grands thèmes de campagne.

La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a surenchéri contre Bruxelles.

"L'Union européenne tente de punir les travailleurs américains avec une politique commerciale injuste et discriminatoire, a-t-elle déclaré. Et le Président Trump continuera à faire pression pour des échanges libres, justes et réciproques, en espérant que les Européens fassent de même."

Harley fait plus de 16% de ses ventes en Europe, son deuxième marché après les États-Unis. Avec la hausse des taxes, qui sont passées de 6% à 31%, le prix des motos du fleuron américain y augmentera de 2000 euros en moyenne. Or la firme est déjà sur la pente descendante. Pour contourner l'obstacle, les véhicules destinés à l'exportation seront fabriqués dans ses usines au Brésil, en Inde et en Thaïlande. Un transfert qui prendra entre 9 et 18 mois.