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Un sommet européen sous haute tension

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Le sauvetage des migrants du bateau de l'Aquarius a été le point d'acmé de la crise politique, qui divise les 28 chefs d'Etats européens réunis ce jeudi et vendredi à Bruxelles. Notre journaliste était à son bord. "L'idée était de mettre des noms et des visages face aux nombres" explique Anelise Borges.

Anelise Borges, journaliste Euronews-NBC, qui était à bord de l'Aquarius

"Nous avons tenté de donner à cette crise un aspect plus humain et essayer de dire aux gens que nous parlons de personnes". Selon elle, cette question complexe "a montré les tensions très profondes et irrésolues dans l'Union européenne".

Des tensions exacerbées entre les dirigeants eruopéens depuis que le nouveau gouvernement italien de Guiseppe Conte a fait de la migration son cheval de bataille.

Le parlementaire européen de la Ligue, Angelo Ciocca exprime son soulagement. "Enfin l'Europe traite "ce problème qui était un fardeau pendant des années pour l'Italie, et qui a contribué à appauvrir le pays".

Angelo Ciocca, Eurodéputé la Ligue

Selon lui, "ce n'est pas possible de se répartir la pauvreté africaine en Europe. Nous devons agir pour arrêter les arrivées. Si nous parlons de se répartir ceux qui fuient la guerre, alors je salue l'alliance avec d'autres pays européens comme la répartition".

En réponse à ce problème, les dirigeants européens se penchent sur l'idée de mettre en place des plateformes de débarquement. Mais ils doivent encore définir ce que c'est. Le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, veut dédramatiser le débat autour de cette proposition controversée.

Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission européenne

"Ces plateformes ne seront pas des trous noirs ou des prisons ou des guantanamos. Ce sera des plateformes qui opèreront en complète conformité et dans le respect du droit international" a-t-il assuré au micro d'Euronews.

Mais le porte-parole a préféré ne pas s'avancer. "Je ne peux pas être vraiment plus concret parce que nous avons justement un sommet ce soir pour permettre aux dirigeants de discuter et de décider comment ils imaginent ces options".

Car plusieurs problèmes se posent : quel pays acceptera en effet de mettre en place ces plateformes sur son territoire? La Lybie a déjà refusé. Des questions juridiques se posent également, selon l'ancien diplomate européen, aujourd'hui membre du think tank Canergie Europe, Pierre Vimont.

Pierre Vimont, ancien ambassadeur français

"Ce à quoi nous assistons en ce moment c'est une tentative de plus en plus d'Etats membres d'expulser et dans une certaine mesure de refuser d'obéir aux principes du droit international."

Et le droit international, ce n'est rien de moins que la Convention de Genève de 1951. "Cela n'a rien à voir avec la législation européenne, c'est au-delà de cela." renchérit l'ancien ambassadeur français.

Le débat n'est donc pas prêt de se terminer avec ce sommet européen qui traite aussi de la Défense, du Brexit, de la zone euro et des relations commerciales transatlantiques.