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La réponse politique de l’UE au défi migratoire

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La réponse politique de l’UE au défi migratoire

La réponse politique de l’UE au défi migratoire
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REUTERS/Francois Lenoir
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Les négociations ont laissé des traces sur les visages des dirigeants de l'Union européenne. A l'issue de ce sommet les chefs d’Etat et de gouvernement ont tout de même trouvé un compromis sur la politique migratoire. Le président du Conseil européen reconnait les progrès mais il lance dans le même temps un avertissement. "Il est trop tôt pour parler d'un succès. Nous avons réussi à trouver un accord au Conseil européen. Mais c'est en fait la partie la plus facile de la tâche en comparaison à ce qui nous attend sur le terrain", insiste Donald Tusk.

Par la voix de son Premier ministre, la Bulgarie, qui assure la présidence tournante de l'Union, regrette que l'immigration divise autant les Etats membres. Selon Boïko Borissov "ce n'est pas une crise migratoire, c'est une crise politique car il y a 90% de migrants en moins" par rapport à 2015, soit le plus fort de la crise.

Oxfam ne cache pas ses doutes et ses critiques concernant le principe des plateformes régionales de débarquement des demandeurs d’asile. Le porte-parole de l’ONG à Bruxelles souligne qu’il existe déjà "des hotspots au sein de l'Union et ils ne fonctionnent pas. Les gens y vivent dans d'horribles conditions. Donc je m'interroge sur le fait que cela marche mieux hors de l'Union", précise Florian Oel.

Pour le président français cet accord est conforme aux valeurs européennes. Toutefois il reconnait que cela ne sera pas suffisant pour régler cette crise. Emmanuel Macron assure que ce consensus n’est pas un catalogue de bonnes intentions. Le président a aussi insisté sur le fait qu’il n’y aurait pas sur le territoire français de centres contrôlés de demandeurs d’asile, comme suggéré dans le compromis.