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Allemagne : accord et désaccords

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Allemagne  : accord et désaccords
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C'est l'homme qui aura réussi à faire céder la chancelière. Horst Seehofer, le ministre allemand de l'Intérieur n'a donc finalement pas démissionné mais en échange il obtient une réorientation radicale de la politique d'accueil d'Angela Merkel.

Les demandeurs d'asile seront désormais renvoyés vers les pays où ils ont déjà été enregistrés. La gauche se dit choquée quand les libéraux trouve que ce n'est toujours pas assez.

Pour Katrin Goring-Eckhardt, vice-présidente des Verts, "il ne s'agit pas seulement d'une grande déception mais c'est le déni d'une action européenne commune. Mr Seehofer n'a pas gagné, Mme Merkel non plus, mais la démocratie en sort abîmée".

"Ce n'est en aucun cas le grand revirement dont parlent aujourd'hui les responsables politiques de la CSU. Tout au plus ce n'est qu'un outil parmi d'autres qui permet de mieux organiser et contrôler la migration vers l'Allemagne", estime Christian Lindner, le leader du FDP.

Au lendemain de l'accord, les socialistes allemands, membres de la coalition au pouvoir, marchent sur des œufs. Ils savent que de leur décision dépend l'avenir du gouvernement. "Nous continuons de travailler pour développer une opinion finale. Quand et comment cela arrivera, je ne peux pas vous le dire tout de suite".

En 2015 déjà, le SPD s'était opposé à la création de centre dits de "transit" à ses frontières.