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Un sommet de l'OTAN sous tension

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Doit-on s'attendre à un nouveau coup d'éclat de Donald Trump lors du sommet de l'OTAN qui s'ouvre aujourd'hui et pour deux jours à Bruxelles ? Le président américain est arrivé avec la ferme intention de faire payer plus les Européens pour la défense.

Trump : "Nous payons beaucoup trop et ils paient beaucoup trop peu"

Avant de traverser l'Atlantique, il s'est fendu de ce tweet : "De nombreux pays de l'OTAN, que nous sommes censés défendre, non seulement ne tiennent pas leur engagement de 2% (ce qui est bas), mais depuis des années sont défaillants dans leurs paiements qu'ils ne versent pas. Vont-ils rembourser les États-Unis ?"

Donald Trump n'a de cesse de fustiger la faible contribution des Européens au budget de l’OTAN, alors que les États-Unis assurent 70% des dépenses militaires. Il y voit une "injustice" pour le contribuable américain. "Nous payons beaucoup trop et ils paient beaucoup trop peu", a-t-il encore insisté dans les jardins de la Maison-Blanche, avant d'entamer cette tournée européenne et de lister les défis qui l'attendent :

"Il y a l'OTAN, il y a le Royaume-Uni, qui est dans une certaine confusion, et puis il y a Poutine que je vais rencontrer (...). Franchement, Poutine pourrait être le plus facile de tous. Qui l'aurait pensé..."

Tusk : Chère Amérique, considérez mieux vos alliés

Face aux salves répétées de Trump, les Européens ne cachent pas leur irritation, à l'image de Donald Tusk. Avant l'ouverture du sommet, le président du Conseil européen a tenu à envoyer ce message à Washington :

"Chère Amérique, considérez mieux vos alliés, après tout vous n'en n'avez pas tant que ça. Et chère Europe, dépensez plus pour votre défense, car tout le monde respecte un allié bien préparé et équipé. L'argent est important mais la solidarité est généralement plus importante."

Les critiques répétées de Donald Trump pourraient à terme semer la division et mettre à mal le fonctionnement de l'Alliance Atlantique, redoutent les Européens.

Ils s'étaient fixés comme objectif de consacrer 2% de leur PIB à la Défense à l'horizon 2024, mais ont du revoir leur ardoise, en raison des difficultés économiques et sociales.

A ce stade, selon de nouveaux chiffres publiés ce mardi, seulement sept pays de l'OTAN pourraient atteindre l'objectif de 2018 : Royaume-Uni, Grèce, Lettonie Estonie, Pologne. Lituanie, Roumanie. La France et surtout l'Allemagne sont en-dessous de l'objectif.