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Ortega se montre ses muscles

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Le président Daniel Ortega s'est fait acclamer par de milliers de ses partisans à l'occasion des commémorations du 39e anniversaire de la révolution de 1979.

Le meeting s'est déroulé à Managua alors qu'au moins 280 personnes ont été tuées dans les violences qui secouent Nicaragua depuis trois mois.

"Il y a trois mois, le Nicaragua remplissait les attentes que tous les Nicaraguayens, pour l'emploi, les projets sociaux, la lutte contre la pauvreté, la stabilité de l'économie, tout cela, la communauté internationale pouvait le voir" assure un militant pendant le meeting.

Les militants pro-Ortega ont profité des commémorations pour justifier l'existence des groupes paramilitaires proches du pouvoir qui luttent contre l'opposition de l'Alliance civique pour la justice et la démocratie.

"Oui, il y a des civils proche du gouvernement qui sont armés" admet un autre militant. "Ici, il y a des armes partout. Les gens doivent se défendre. La police doit se défendre. Il y avait des armes sur les barricades. Il y a des preuves qu'il y avait des armes. Et les gens se défendent."

Daniel Ortega qualifie de "sataniques" les protestations, il accuse les évêques de "conspiration" et ses partisans partagent son point de vue.

"C'est un regret, parce que c'est l'Église catholique en laquelle je crois" glisse un homme dans la foule. "Je n'ai pas cessé de croire en Dieu, parce que je crois en Dieu, Dieu, le fils et Saint-Esprit, mais j'ai perdu confiance dans les hommes qui servent l'Église."

Hector Estepa est le correspondant d'Euronews au Nicaragua : "Les partisans du gouvernement disent que Daniel Ortega ne partira pas. Le président a rejeté les élections anticipées. Ils disent aussi que ceux qui manifestent sont des terroristes payés par l'étranger. De leur côté, les manifestants critiquent le fait que le gouvernement contrôle tous les pouvoirs et dénoncent les répressions policières."