DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Incendies en Grèce : l'identification des victimes s'annonce "difficile"

Vous lisez:

Incendies en Grèce : l'identification des victimes s'annonce "difficile"

Incendies en Grèce : l'identification des victimes s'annonce "difficile"
Taille du texte Aa Aa

Aucune habitation n'est laissée au hasard. Toutes sont explorées par les sauveteurs à la recherche de survivants, trois jours après les terribles incendies qui ont causé la mort d'au moins 85 personnes à Mati en Grèce.

Dans le même temps, rude épreuve pour les familles de victimes ou de disparus qui se rendent à la morgue à Athènes pour donner un échantillon d'ADN en vue de l'identification des corps.

"C'est une procédure très difficile, plus difficile qu'aucune autre destruction à laquelle nous avons dû faire face dans le passé parce qu'ici la plupart des corps sont carbonisés. Dans la plupart des cas ils sont complètement calcinés et cela rend l'identification particulièrement difficile", raconte Nikos Kalogrias, médecin légiste.

Certaines des personnes présentes ici sont des survivants des incendies. Ils racontent leur expérience traumatisante.

"On ne nous a jamais alerté sur le fait que le feu était proche de nous, on l'a vu quand il était à 300 mètres. Personne ne nous a dit que le feu avait traversé la route principale. S'ils nous avaient prévenus, nous aurions eu au moins 5 minutes pour fuir. Mais personne ne nous a rien dit. Lors de précédents incendies il y a avait des voitures de police et des pompiers qui nous guidaient, nous disant d'évacuer. Cette fois-ci le seul véhicule de pompiers que nous avons vu c'est quand nous étions presque arrivés à la mer", raconte un survivant.

En dehors d échantillons d'ADN, ces proches sont invités à donner toute information utile qui puisse accélérer l'identification, comme un dossier dentaire.

"Selon le médecin légiste les victimes étaient principalement brûlées ou noyées. La procédure pour faire coïncider l'ADN prendra deux jours pour les corps qui ont déjà été retrouvés. Les proches qui arrivent ici sont totalement dévastés. La plupart d'entre eux ont le même reproche : qu'aucun officiel ne soit présent dans ce moment critique pour les conduire vers leurs être chers", explique notre correspondante à Athènes, Fay Doulgkeri.