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Nicaragua : l'exil vers le Costa Rica

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Nicaragua : l'exil vers le Costa Rica

Nicaragua : l'exil vers le Costa Rica
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Des familles démunies, obligées de fuir leur pays et la violence.

Ils sont des centaines à rejoindre la frontière sud du pays, en autobus, pour rallier le Costa Rica voisin. Depuis le mois d'avril, la répression des manifestations anti-Ortega, a fait près de 280 morts.

"Si vous participez à une manifestation, ou une marche pacifique, le gouvernement va vous pourchasser, confie un migrant nicaraguayen. Je viens de Masaya et j'ai été loin de ma maison. Plus d'un mois à fuir, parce que le gouvernement nous chasse. Ils ont déjà tué beaucoup de gens de ma ville, mais aussi à Moninbo et c'est pourquoi j'ai décidé de venir ici, à la frontière sud, pour demander l'asile politique."

Un exil comme un crève cœur, nécessaire pour survivre.

"Comment vais-je faire pour aller de l'avant dans ce pays, dans cette situation ? Comment je vais nourrir mes enfants ? Comment je vais me nourrir moi-même, si je n'ai aucun moyen décent de trouver du travail ? Parce que si vous êtes dans la rue, ils peuvent vous tuer, vous voler. Alors, qu'est-ce que je vais faire ? Nous devons quitter notre pays, pour aller ailleurs et trouver un nouvel horizon", déplore ce nicaraguayen.

Même constat pour Ana Martinez, habitante de Managua :"laisser sa famille, bien sûr que ça fait mal, mais peu importe, vous devez sortir les enfants de là."

Dans la capitale costaricienne, les filent d'attentes semblent interminables.

Une fois la frontière traversée, deux options s'offrent aux émigrés nicaraguayens. Formuler une demande officielle de réfugié politique ou entrer dans la clandestinité.