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Zimbabwe : premières élections post-Mugabe

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Zimbabwe : premières élections post-Mugabe

Zimbabwe : premières élections post-Mugabe
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REUTERS/Mike Hutchings
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Les Zimbabwéens ont commencé à voter lundi lors des premières élections générales depuis la chute du président Robert Mugabe, au pouvoir pendant près de quatre décennies qui ont plongé le pays dans une grave crise économique.

Un total de 23 candidats - un record - sont en lice pour la présidentielle, organisée en même temps que les législatives et les municipales.

Mais la course pour la fonction suprême se joue entre l'actuel président Emmerson Mnangagwa, patron de la Zanu-PF, le parti au pouvoir depuis l'indépendance en 1980, et l'opposant Nelson Chamisa, leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

Le premier, âgé de 75 ans, ancien bras droit du camarade "Bob", affirme avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe et a promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois. Le second, âgé de 40 ans, compte sur sa jeunesse pour séduire un électorat bien décidé à en finir avec la vieille garde politique.

Ces premières élections de l'ère post-Mugabe suscitent un fort engouement. A Harare, des Zimbabwéens faisaient la queue devant les bureaux de vote depuis 04h00.

Le président Mnangagwa joue gros : il compte obtenir par les urnes la légitimité du pouvoir. Il a succédé en novembre au président Mugabe, poussé vers la sortie par l'armée et par son propre parti, la Zanu-PF, qui ont refusé que sa fantasque et ambitieuse épouse Grace Mugabe lui succède le moment venu.

Dans ces conditions, ces élections sont aussi l'occasion pour le nonagénaire Mugabe de régler ses comptes. Lors d'une conférence de presse surprise dimanche, l'ancien président a appelé les électeurs à faire chuter la Zanu-PF."Je ne peux pas voter pour ceux qui m'ont mal traité", a-t-il poursuivi, avant de sous-entendre qu'il donnerait sa voix à M. Chamisa, dont il a toujours combattu la formation.

Pour la première fois depuis seize ans, des observateurs occidentaux ont été invités dans tout le pays.

Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé le 8 septembre. Les bureaux de vote doivent fermer à 19h00 et les résultats sont attendus d'ici le 4 août.

Avec agence