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Attentat contre Maduro : "Toujours aucune preuve"

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Attentat contre Maduro : "Toujours aucune preuve"

Attentat contre Maduro : "Toujours aucune preuve"
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L'attentat manqué contre le président du Venezuela Nicolas Maduro, samedi, à Caracas, soulève de nombreux doutes et de nombreuses questions. Pour y répondre, Euronews s'est entretenu avec Raul Gallegos, expert de la vie politique au Venezuela.

Cristina Giner, Euronews : "L'opposition a émis des doutes quant à la réalité de cet attentat. Peut-on supposer que la version d'une attaque visant le président du Venezuela est vraie ?"

Raul Gallegos, expert politique : "Non, nous ne pouvons pas le garantir. La réalité au Venezuela est très complexe, comme nous l'avons vu ces dernières années, particulièrement sous le gouvernement Chávez. A plusieurs reprises, Chávez et Maduro ont accusé la Colombie, et d'autres, de tentatives d'assassinat sans aucune preuve. Et jusqu'à présent, nous n'avons vu aucune preuve. Donc, il est plutôt risqué d'affirmer qu'il y a effectivement eu une tentative d'assassinat contre le président samedi."

Cristina Giner, Euronews : "Quelles mesures Nicolas Maduro peut-il prendre après cette prétendue attaque de drone ? Quelles conséquences peut-on attendre sur le processus politique au Venezuela ?"

Raul Gallegos, expert politique : "Je pense que les mesures seront une escalade de ce que nous avons vu dans le passé, un gouvernement beaucoup plus agressif qui arrête tous ceux qu'il considère comme des ennemis, que ce soit au sein des forces de sécurité, de l'opposition ou de tout autre groupe qui s'est opposé à lui, en particulier au sein du Chavisme lui-même. Nous avons déjà vu au sein du mouvement, de nombreuses personnes qui se considèrent comme des dissidents du gouvernement Maduro."

Cristina Giner, Euronews : "Six personnes ont été arrêtées. Pensez-vous qu'elles puissent faire partie d'une organisation militaire ?"

Raul Gallegos, expert politique : "Nous verrons qui elles sont. Au cours des six derniers mois, le gouvernement a été très actif dans l'arrestation de membres des forces armées qui s'opposent à lui."