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La Manche, une siuation explosive en vue du Brexit

La Manche, une siuation explosive en vue du Brexit
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"La situation est explosive dans la Manche depuis une quinzaine d'années. Depuis 5 ans, il existe un accord entre les pêcheurs français et britanniques qui prévoit que les plus gros navires britanniques restent en dehors de cette zone où ils ont pourtant le droit de se rendre. Mais cette année, les Français ont décidé que l'accord n'est pas juste parce qu'il limite le temps que les pêcheurs peuvent consacrer à la pêche dans cette zone. Ils ne peuvent le faire qu'en hiver où les Britanniques peuvent le faire toute l'année. La situation s'embrase parce que la date butoir est imminente pour le Brexit, qui changera vraiment l'interaction que ces pêcheurs auront dans la Manche, sur ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire.

Le secteur s'est fortement manifesté et poussé pour quitter l'Europe, arguant que des dommages préjudiciables avaient été causé à l'industrie de la pêche britannique. Un communiqué aujourd'hui de Leave for Fishing dit que 60% du poisson présent dans les eaux britanniques a été attrapé, ces 40 dernières années, par des pêcheurs européens et non par des pêcheurs britanniques. C'est un problème brulant. Michael Gove, le secrétaire à l'environnement, en charge de la pêche, était un des principaux partisans du non à l'Europe pendant le referendum, il a promis un meilleur accord pour les pêcheurs britanniques. Ce qui va se passer si il il n'y a pas d'accord, et nous l'avons entendu de sources à l'intérieur et à l'extérieur du gouvernement, c'est qu'il est probable que les Britanniques, à la date du Brexit, en 2019 , ne pourront plus entrer dans ce type de zone où ils pêchent actuellement les coquilles Saint-Jacques, car le Royaume-Uni sera considéré comme un pays tiers. Il y aura encore plus de dégâts dans ce secteur et nous verrons si ces tensions continuent à s'exacerber au cours de l'hiver, les pêcheurs français essayant d'envoyer le message fort qu'ils ne sont pas satisfaits de la situation actuelle aux négociateurs à Bruxelles."