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Les Kurdes d'Irak lancent la campagne pour l'élection du Parlement régional

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Les Kurdes d'Irak lancent la campagne pour l'élection du Parlement régional

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Le Kurdistan d'Irak a lancé mardi la campagne pour l'élection des représentants au Parlement de la région autonome, sur fond de division politique un an après un référendum d'indépendance aux conséquences désastreuses.

Le 30 septembre, 673 candidats de 29 mouvements politiques s'affronteront pour les 111 sièges de députés du Parlement du Kurdistan d'Irak, divisés en trois provinces.

Onze de ces sièges sont réservés aux minorités ethniques et religieuses de la région autonome --cinq pour les Turkmènes, cinq pour les chrétiens et un pour les Arméniens.

Le Parlement régional actuel est dominé, comme le gouvernement du Kurdistan d'Irak, par le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) du leader Massoud Barzani, qui a récemment quitté la présidence de la région autonome.

Le PDK dispose actuellement de 38 sièges, suivi de son rival historique l'Union patriotique du Kurdistan (UPK), du défunt président irakien Jalal Talabani, qui compte 18 sièges.

Le parti Goran (changement, en kurde) est la principale force d'opposition avec 24 sièges, suivi de l'Union islamique (10 sièges) et de la Jamaa Islamiya (6 sièges).

La seule nouvelle force en présence est le mouvement "Nouvelle Génération", formé en 2018 et qui a emporté quatre sièges au Parlement central à Bagdad lors des législatives irakiennes de mai.

Le scrutin du 30 septembre ne devrait pas changer la donne politique au Kurdistan, estiment les experts, mais il pourrait mettre en lumière les divisions nées notamment de la tenue en septembre 2017 du référendum d'indépendance, porté par Massoud Barzani et où le "oui" l'a largement emporté.

Mais ces divisions et les questions en suspens pourraient ne pas être résolues car, souligne le politologue kurde Hokar Jeto, "l'environnement politique est tendu". Surtout, après le fiasco du référendum, "les indicateurs signalent que la participation pourrait être faible", explique-t-il à l'AFP.

Organisé contre l'avis de Bagdad et de la communauté internationale jusque dans les zones disputées en Irak au-delà des frontières de la région autonome, le référendum avait déclenché une série de représailles des autorités centrales.

Le Kurdistan a perdu les revenus du pétrole extrait de son sol et les zones disputées, notamment la région pétrolière de Kirkouk, qu'il avait captés dans le chaos provoqué par la percée du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en 2014.

Le dernier scrutin tenu en Irak, les législatives de mai, avait connu une abstention record, à près de 55%, un taux jamais atteint depuis les premières élections multipartites d'Irak en 2005.

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