L'institut Delors analyse le discours de l'Union de Juncker

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Par Laura Cambaud
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Pour son quatrième discours sur l'état de l'Union, Jean-Claude Juncker a été alarmiste. C'est ce que pense Sébastien Maillard, le président de l'institut Jacques Delors.

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"L'année dernière, c'était un discours rempli d'optimisme, estime Sébastien Maillard. On était après l'élection d'Emmanuel Macron et avant les élections allemandes, italiennes, hongroises et d'autres élections qui ont été plutôt mauvaises pour les pro-Européens. L'Union européenne avait le vent en poupe. Là, c'était un discours empreint d'inquiétude".

Les Européens sont surtout inquiets face au Brexit. Pour l'institut Delors, l'Union doit rester ferme même si aucun accord n'aboutit d'ici mars. "On sera dans une zone d'incertitudes juridiques, d'instabilité qui ne sera bonne pour personne, affirme Sébastien Maillard." Mais les premiers touchés seront "les Britanniques et leur économie".

Sur la crise des migrants, "un sentiment de pagaille"

Le défi migratoire fait toujours partie des difficultés à surmonter. Pour le groupe de réflexion européen, l'Europe doit avoir une politique migratoire commune : "Sur la crise des migrants, il y encore un sentiment de pagaille et d'absence de solidarité entre les pays."

Jean-Claude Juncker affirme que cette absence de solidarité est due à la montée des extrêmes sur le continent. Selon l'institut Jacques-Delors, le président de la Commission a défendu le projet européen origine. Sébastien Maillard pense qu'"il a invoqué à très juste titre le patriotisme comme une valeur positive. Il montre qu'on peut tout à fait être ouvert à l'Europe tout en étant un bon patriote".

L'issue des élections européennes incertaine

A moins de neuf mois des élections, Sébastien Maillard considère que Jean-Claude Juncker doit encore convaincre pour éviter l'arrivée massive de députés nationalistes au Parlement européen.

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