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Le gouvernement français s'attaque à la surpopulation carcérale

Le gouvernement français s'attaque à la surpopulation carcérale
Tous droits réservés 
Par Euronews avec AFP-AP-REUTERS
Publié le Mis à jour
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La ministre de la Justice Nicole Belloubet veut s'attaquer à une surpopulation carcérale record, avec le plan prison qu'elle a présenté mercredi, qui devrait selon elle permettre de réduire d'environ 8.000 le nombre de détenus.

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La surpopulation carcérale est un mal chronique des prisons françaises. Ce mercredi, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet a présenté son plan prison destiné à endiguer le phénomène. Ce plan reprend les annonces faites par Emmanuel Macron en mars dernier. Le président français avait alors reconnu le système carcéral "à bout de souffle".

Selon les derniers chiffres officiels, le nombre de personnes détenues dans les prisons françaises s'établissait au 1er août à 70 519 pour 59 870 places. L'objectif du gouvernement est de réduire de 8 000 personnes le surpeuplement carcéral.

Si le texte prévoit la création de 7 000 nouvelles places de prison d'ici 2022, il s'attache surtout à redéfinir l’échelle des peines. Ainsi, en dessous d'un mois, les peines d'emprisonnement seront interdites.

Entre un et six mois, elles s’effectueront par principe à l’extérieur et seront assujetties à des mesures alternatives à l’incarcération : du travail d’intérêt général par exemple ou encore une peine de contrainte pénale soumettant le condamné à des obligations visant à sa réinsertion.

Avec plus de prisonniers que de places de prison disponibles, la France est en la matière l'un des plus mauvais élèves européens, loin derrière le Danemark, les Pays-Bas et l’Allemagne. En 2015, neuf pays d'Europe étaient en surpeuplement carcérale. La Hongrie comptait ainsi en moyenne 130 détenus pour 100 places, suivie par la Belgique (127) et la France (113). Le Portugal arrive en 4e position avant la Slovénie, l’Italie, l’Autriche, la Roumanie et la République Tchèque. 

L'Espagne est absente de ce classement. Les réformes du Code pénal espagnol depuis 2010 ont en effet entraîné une baisse significative du nombre de détenus.

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