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Paris-SG: il faudra dompter le monstre Anfield

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Paris-SG: il faudra dompter le monstre Anfield

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"Il n'y a pas de bruit comme le bruit d'Anfield": s'il veut s'imposer à Liverpool mardi en ouverture de la Ligue des champions, le PSG devra dompter Anfield, l'enceinte légendaire qui donne des ailes aux "Reds".

L'attaquant adoré du Liverpool des années 1960 Ian St John avait vu juste: niveau stade, il y a Anfield et il y a le reste. Même en Angleterre.

Quatre tribunes, quatre murs de bruit, pas de virage, des chants et des "You'll Never Walk Alone" qui rebondissent du Kop à l'Anfield Road Stand.

L'ambiance à Liverpool est déjà "frénétique" en Premier League, elle se fait "sauvage" lors des grands soirs européens, estime le Guardian.

Manchester City et la Roma s'en souviennent d'ailleurs encore. Pour son retour dans la compétition reine, l'an passé, le stade s'était époumoné, laissant "Citizens" et "Giallorossi" pantois, en quarts (3-0) et en demi-finale (5-2).

"Les sots l'ont qualifié de mythe", s'était alors moqué le Liverpool Echo, rappelant le pouvoir encore intact du Kop et la riche histoire continentale des "Reds", cinq fois couronnées.

"On est debout tout le long du match. On chante sans s'arrêter, partout dans le stade, pas seulement dans le Kop. Et on va dans le Kop pour chanter, pas pour prendre des photos", savoure Romain Pourieux, porte-parole de la branche française du club officiel des supporters des "Reds", qui compte plus de 700 membres.

"Il y a énormément de chants. C'est peut-être le niveau sonore du Vélodrome, où le spectacle est aussi dans les tribunes. Mais Liverpool, c'est fermé. En haut des tribunes, on est à quelques centimètres de la tôle. Pour parler avec son voisin, il faut crier", apprécie-t-il.

- "Chair de poule" -

Dans les années 1980 déjà, l'entraîneur du Real Madrid Jorge Valdano, champion du monde avec l'Argentine en 1986, avait prévenu l'Europe. Anfield, ce "stade fou", est "imbattable".

Plus récemment, en 2005, lors de la dernière campagne européenne victorieuse des "Reds", John Terry, alors capitaine d'un Chelsea éliminé d'un petit but à Anfield en demi-finale, n'avait pas caché son respect.

"Je n'ai jamais entendu quelque chose comme ça avant et je ne crois pas que cela arrivera à nouveau", s'était-il ému. "J'en ai eu la chair de poule. Quelques secondes avant le coup d'envoi, tout le stade a lâché un grand et long rugissement, comme s'ils allaient pousser Liverpool vers la victoire."

Au tour d'avant, la Juventus de Fabio Capello avait cédé elle aussi. "Cette ambiance fantastique à Anfield, ç'a été comme un choc électrique pour les joueurs de Liverpool. Ils ont démarré sur un rythme incroyable. Ils avaient l'air inarrêtables", avait expliqué le technicien italien.

En 2014, le Manchester Evening News avait écrit, après un choc domestique avec Manchester City: "Un mur de sons s'est abattu depuis le Kop et a alimenté les joueurs de Liverpool (...) Assis dans la tribune de presse dimanche, le niveau de bruit au coup d'envoi était vraiment déstabilisant."

Plus récemment, The Independant avait prévenu les adversaires des "Reds": "Si Liverpool a une chance, les gens croient en l'équipe et quand il y a quelqu'un à détester, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, (...) le résultat est ceci: un barrage qui peut réduire les super héros au rang de plancton."

"Je suis convaincu que ça impressionne l'adversaire", abonde Romain Pourieux. "Ca booste l'équipe. On n'est pas onze, on est 50.000." Voilà Neymar prévenu.

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