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Brexit : Theresa May renvoie la balle dans le camp des Européens

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Brexit : Theresa May renvoie la balle dans le camp des Européens

Brexit : Theresa May renvoie la balle dans le camp des Européens
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Au lendemain du sommet européen de Salzbourg, Theresa May a prononcé vendredi après-midi une courte allocution depuis Downing Street. Un discours très ferme à destination de l'Union européenne.

D'autant plus ferme que jeudi les leaders du Vieux continent ont sèchement retoqué les dernières propositions de Theresa May concernant notamment l'avenir des relations entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande après le Brexit.

Theresa May répond donc aux Européens : aucun accord remettant en cause l'intégrité du Royaume uni ne saurait être signé avec l'Union européenne, martèle la Première ministre.

Ce serait tourner le dos aux citoyens qui ont voté en faveur du Brexit, a répété plusieurs fois Theresa May.

Voici ce qu'elle a déclaré :

"Tout ce qui ne respecterait pas le référendum et qui diviserait notre pays en deux serait une mauvais accord. Et j'ai toujours dit qu'il valait mieux ne pas négocier qu'un mauvais accord. L'UE doit être claire : je ne remettrai pas en cause le résultat du référendum et je ne briserai pas non plus mon pays. Nous avons besoin d'engagements sérieux pour résoudre les deux grands problèmes dans les négociations à savoir la zone de libre-échange et la frontière avec l'Irlande du Nord, sur ces deux points nous sommes prêts à négocier".

La Première ministre renvoie donc la balle dans le camps des Européens pour sortir de l'impasse. Elle attend d'eux des contre-propositions concrètes tout en promettant qu'elle fera tout son possible pour éviter un divorce sans accord.

Le compte a rebours a commencé pour le Royaume-Uni : il ne reste plus que quatre semaines d'ici le prochain sommet européen pour trouver un accord de sortie, faute de quoi, le Royaume-Uni pourrait bien quitter l'Union européenne dans un véritable chaos. Les marchés ne s'y sont pas trompés. Vendredi la Livre a encore dévissé : les investisseurs pariant de plus en plus sur un divorce sans accord avec l'Union européenne.