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Le Mexique marque le 50e anniversaire du massacre de Tlatelolco

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Le Mexique marque le 50e anniversaire du massacre de Tlatelolco

Le Mexique marque le 50e anniversaire du massacre de Tlatelolco
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Le Mexique a marqué mardi le 50e anniversaire de la répression violente d'une manifestation étudiante survenue quelques jours avant les Jeux Olympiques de 1968 et qui aurait fait plusieurs centaines de morts selon certaines sources.

Des anciens du mouvement étudiant, des étudiants et des activistes ont défilé dans le centre de la capitale Mexico, où les forces de l'ordre avaient dressé des barrières par crainte d'affrontements.

"L'histoire nous unit, ils continuent de nous tuer", pouvait-on lire sur des pancartes, en référence à la disparition en septembre 2014 de 43 étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa, dans l'Etat méridional de Guerrero.

Le président-élu Andres Manuel Lopez Obrador - dont le parti Morena (gauche) a obtenu une victoire historique aux élections du 1er juillet - a rendu hommage aux victimes de cette manifestation et a promis le changement.

"Cette cérémonie est avant tout un geste pour les étudiants qui ont perdu leur vie, pour leur famille, et pour ceux qui ont survécu et continuent le combat", a déclaré M. Lopez Obrador devant le mémorial construit sur la place où s'est déroulé le massacre.

"Il n'y aura plus d'autoritarisme", a-t-il promis. "Ni pardon, ni oubli", scandaient certains manifestants.

M. Lopez Obrador, qui prendra ses fonctions le 1er décembre prochain, a toutefois refusé de dire s'il nommerait un procureur spécial pour enquêter sur le drame, ni s'il déclassifierait les archives du gouvernement liées à cet événement sanglant, comme l'exigent les manifestants.

"Nous pensons qu'il est encore possible de punir les responsables", a déclaré à l'AFP Pedro, un étudiant de 22 ans et activiste de gauche.

Cinquante ans après les faits, les Mexicains ne savent toujours pas ce qui s’est réellement passé le 2 octobre dans le quartier de Tlatelolco, dans la capitale mexicaine, où s'étaient réunis quelque 8.000 manifestants.

A l'époque, le gouvernement a fourni un bilan de 20 morts, déclarant que des "terroristes" avaient tiré sur l'armée.

Des sources indépendantes ont avancé un bilan compris entre 300 et 500 morts.

Les autorités mexicaines n'ont jamais fait condamner les responsables, ni fait la lumière sur cette tragédie.

Selon certains universitaires, des membres d'un bataillon para-militaire en civil - créé par le gouvernement - et des francs-tireurs positionnés sur les toits auraient volontairement tiré sur l'armée et sur les étudiants.

Ils voulaient notamment faire croire que les étudiants étaient armés pour justifier l'arrestation de leurs leaders, craignant qu'ils ne perturbent les Jeux Olympiques de Mexico, les premiers sur le continent latino-américain.

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