PUBLICITÉ

Guerre à Gaza : le Hamas accepte un cessez-le-feu, Israël vise Rafah

Le chef du Hama Ismaël Haniyeh.
Le chef du Hama Ismaël Haniyeh. Tous droits réservés Vahid Salemi/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Vahid Salemi/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
Par Euronews
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Alors que le groupe islamiste du Hamas a déclaré lundi soir avoir accepté une proposition de cessez-le-feu égypto-qatarie pour Gaza, le gouvernement israélien a de son côté approuvé à l'unanimité son opération militaire sur Rafah.

PUBLICITÉ

L'espoir de faire taire les armes à Gaza a été de courte durée ce lundi. Si le Hamas a confirmé avoir accepté la dernière proposition de cessez-le-feu présentée par les médiateurs égyptiens et qataris pour la bande de Gaza, la réponse d'Israël demeure on ne peu plus ferme. 

Malgré les pressions insistantes de son allié américain, Benjamin Netanyahu a annoncé dans la soirée que l'opération militaire à Rafah restait bel et bien d'actualité (elle a d'ailleurs partiellement commencé lundi soir) afin d'obtenir la libération des otages israéliens, a fait savoir le bureau du Premier ministre.

L'armée israélienne a ainsi mené d'intenses bombardements sur l'est de la ville de Rafah,  a rapporté une correspondante de l'AFP. Quelques heures plus tôt, Tsahal avait réitéré l'injonction faite dans la matinée aux habitants des quartiers concerné d'évacuer la zone, précisant que cette évacuation était un prélude à une opération "terrestre" dans cette ville devenue un refuge pour plus d'un million de Palestiniens à la lisière sud de la bande de Gaza assiégée.

Conséquences des ces bombardements, la branche armée du Jihad islamique palestinien a déclaré dans la foulée avoir également tiré des roquettes depuis Gaza sur le sud d'Israël.

Pour autant, le gouvernement de l'Etat hébreu a également affirmé lundi soir vouloir poursuivre les négociations avec le Hamas même si, à ce stade, les propositions du mouvement islamiste seraient encore loin des exigences israéliennes, a redit Benjamin Netanyahu.

Israël a néanmoins annoncé lundi soir l'envoi prochain d'une délégation en Egypte, tout en poursuivant ses opérations à Rafah pour "exercer une pression militaire" sur le mouvement palestinien.

"Un effort supplémentaire"

Lundi, le chef de l'ONU a appelé Israël et le Hamas à faire un "effort supplémentaire" pour une trêve, a indiqué le porte-parole d'Antonio Guterres, tandis que les familles des otages israéliens ont exigé de leur côté un accord après les déclarations du Hamas.

"L'annonce du Hamas doit ouvrir la voie au retour des 132 otages retenus en captivité par le Hamas depuis plus de sept mois", a déclaré dans un communiqué le Forum des familles, une association israélienne de proches d'otages fondée au lendemain du 7 octobre. "Le moment est venu pour toutes les parties concernées de tenir leur engagement et de transformer cette opportunité en un accord pour le retour de tous les otages".

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a également appelé lundi soir à redoubler d'efforts pour parvenir à un accord à Gaza, affirmant qu'il suivait de près l'évolution des négociations en cours en vue d'une "trêve globale".

Quant aux détails de la proposition de trêve, ils n'ont pas été publiés. Mais ces derniers jours, des responsables égyptiens et du Hamas ont déclaré que le cessez-le-feu se déroulerait en plusieurs étapes, au cours desquelles le Hamas libérerait les otages qu'il détient en échange du retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

NO COMMENT : Rafah va être attaquée, la population appelée à évacuer

Guerre à Gaza : Israël rejette la proposition de cessez-le-feu du Hamas

Gaza : la crise alimentaire s'aggrave, menace de « famine généralisée »