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Suivez le tracé ! Voici le Tour de France 2019

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Suivez le tracé ! Voici le Tour de France 2019

Suivez le tracé ! Voici le Tour de France 2019
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Le parcours du Tour de France 2019 a été dévoilé ce jeudi. Il partira de la ville de naissance d'Eddy Merckx, le coureur qui a le plus porté le maillot jaune (111 jours), tunique mythique dont on fêtera cette année le centenaire.

La capitale belge accueillera les deux premières étapes : une course en ligne le samedi 6 juillet et le contre-la-montre par équipes de 28 km le lendemain.

La Grande boucle fera cap vers l'Est de la France. Après les Vosges, direction le Massif Central, puis les Pyrénées en deuxième semaine. La bataille finale entre favoris aura lieu dans les Alpes lors des trois derniers jours avant l'arrivée sur les Champs Elysées, le 28 juillet.

On note une grande quantité de cols de 2e catégorie, répartis presque également entre les quatre massifs traversés. Les rouleurs n'auront à se mettre sous la dent qu'un seul chrono individuel de 27 kilomètres, avec un parcours peu vallonné. La moitié nord-ouest de la France est littéralement ignorée par le parcours 2019.

Les quatre étapes clés

11 juillet : 6e étape Mulhouse - La Planche des Belles Filles - Cette arrivée en altitude est depuis 2012 une habituée du Tour, franchie glorieusement par les futurs vainqueurs Chris Froome en 2012 et Vincenzo Nibali en 2014. Placé comme toujours en début de parcours, le col est l'occasion d'une première explication entre leaders, qui doivent prendre l'ascendant sur la course.

19 juillet : 13e étape Pau - Pau contre-la-montre - C'est la seule fenêtre de tir des rouleurs, quelque peu méprisés par les dernières parcours et leur folie des montagnes. C'est toujours vrai, un grand grimpeur ne peut pas faire l'impasse sur le contre-la-montre s'il veut être en jaune à Paris. Quitte à se brûler les jambes et perdre beaucoup d'énergie.

25 juillet : 18e étape Embrun - Valloire - C'est la première fois en huit ans que plus de trois cols au dessus de 2000 mètres d'altitude (Vars, Izoard et Galibier) sont franchis dans une même journée. "Il y a une barrière psychologique et physiologique à 2000 m, on commence à manquer d’oxygène et le muscle toxine plus", rappelle Thierry Gouvenou, directeur sportif du Tour. Attention à la défaillance !

27 juillet : 20e étape Albertville - Val Thorens - C'est la troisième arrivée la plus haute de l'histoire de la Grande boucle (2365 m) et elle a lieu la veille de l'arrivée. La station savoyarde prendra des airs d'Armaggedon. Mais pour y parvenir, une interminable ascension finale de 33,4 km.

Qu'en disent les favoris ?

Le vainqueur du dernier Tour de France, le Gallois Geraint Thomas, a laissé planer le doute quant à sa participation à l'épreuve en 2019. "Je ne suis pas encore sûr de mon programme, a-t-il dit. J'en parlerai dans deux semaines avec mon équipe. Il faut que je me remette sur mon vélo", a-t-il lancé.

D'après plusieurs sources, Thomas pourrait renoncer à défendre sa tunique jaune pour birguer celle, rose, du Tour d'Italie l'an prochain. Il laisserait ainsi Chris Froome tenter de remporter un quatrième Tour de France pour sa dixième participation.

"Ce qui me surprend, c'est qu'il y ait moins de kilomètres de contre-la-montre. Je pensais qu'avec Tom Dumoulin, il y en aurait plus", a commenté Christopher Froome après la cérémonie. "C'est une bonne chose d'avoir plus d'arrivées au sommet. Plus d'arrivées en altitude, à plus de 2000 mètres, c'est plus dur", a conclu Christopher Froome.

Le dauphin de l'édition en 2018 Tom Dumoulin, l'un des meilleurs rouleurs de la planète, n'a pas caché sa déception : "C’est un tracé très compliqué. Bien sûr, avoir plus de kilomètres contre-la-montre aurait été préférable. Donc, ce n’est pas une course idéale pour moi mais c’était déjà le cas cette année.

Romain Bardet, qui fait office de favori français, s'est félicité du passage de la caravane proche de ses terres, en Auvergne et décrit un parcours "assez difficile sur le papier".

"Il y a beaucoup de moyenne montagne. Qui dit moyenne montagne dit routes piégeuses et issues incertaines. Il y a aussi des cols mythiques, en haute altitude, qui devraient pouvoir faire de gros écarts. Les contre-la-montre sont placés en début de course, ils ne devraient pas bloquer les positions au contraire de 2018", a conclu le grimpeur d'AG2R.