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D'anciens hôtels reconvertis en centres d'accueil

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D'anciens hôtels reconvertis en centres d'accueil

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Dans les années 90, les enseignes Formule 1 fleurissaient sur le bord des routes françaises, des petits hôtels pour voyageurs sans grand confort qui, depuis quelques mois, ont complètement changé de destination.
Une cinquantaine de ces bâtiments a été racheté au groupe Accor et a été transformé en hébergements d'urgence. Désormais, ils sont occupés par des sans-abris français, des réfugiés et des migrants sans domicile, mais régularisés.

C'est la SNI, une filiale de la Caisse des dépôts, qui a mené le rachat en s'appuyant sur un tour de table d'investisseurs privés, un organisme social s'occupe de la gestion et l'Etat règle les factures.

Avant, ces personnes étaient relogées dans des hôtels vétustes de région parisienne, un système lucratif dont profitaient des vendeurs de sommeil. Pour l'Etat, la facture s'est réduite de 900 à 600 euros par mois, près de 40% (de 35 à 19 euros par nuit).

Pour le SAMU social, ce modèle d'hébergement d'urgence est bien plus efficace que les nuits d'hôtel.

« Pour moi, ces rachats permettent une économie à long terme, avance Eric Priez, le président du SAMU social. Pourquoi ? Parce que si il y a plus de roulements dans les centres d'hébergement, alors on pourra faire rentrer plus de familles, on sera moins coincé et donc, à partir de là, c'est plus rentable sur le long terme, C'est un investissement productif. »

En un an d'existence, le centre a permis à 57 personnes de retrouver un hébergement stable.