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Donald Trump veut faire plier l'Iran à tout prix

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Donald Trump veut faire plier l'Iran à tout prix

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REUTERS/Carlos Barria
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Six mois après leur retrait de l'accord sur le nucléaire iranien, les Etats-Unis de Donald Trump entendent faire plier l'Iran à tout prix.

En août dernier, la première vague de sanctions économiques comprenait des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

Cette fois, la nouvelle salve de sanctions, annoncée ce lundi, doit impacter les secteurs pétrolier et financier. Cinquante banques iraniennes ont notamment été placées sur une liste noire américaine.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a prévenu que "la pression maximale" continuerait de "s'accroître", notamment si les Iraniens tentaient "de contourner les sanctions". Or, le président iranien Hassan Rohani a justement promis lundi, dans un discours télévisé, de "contourner avec fierté" ces "sanctions illégales et injustes".

Le président Trump assure être prêt à discuter avec les dirigeants de la République islamique pour conclure un "meilleur accord", "plus complet", sur la base de douze conditions énoncées par Washington : des restrictions beaucoup plus dures à son programme nucléaire, la fin de la prolifération de missiles et de son interventionnisme jugé "déstabilisateur" au Moyen-Orient.

En attendant, il affiche l'objectif de ramener à zéro les exportations iraniennes de brut qui assurent 40% des recettes de l'Etat iranien. Elles ont déjà baissé d'environ un million de barils par jours (mbj) depuis mai.

"Je pourrais ramener le pétrole iranien à zéro immédiatement mais je ne veux pas créer un choc sur le marché, je ne veux pas faire monter les prix", a justifié le président des Etats-Unis, tout en vantant "les sanctions les plus dures jamais imposées".

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a néanmoins dévoilé la liste des huit pays autorisés, pendant encore six mois au moins, à continuer d'acheter du pétrole à Téhéran : la Chine, l'Inde et la Turquie (les premiers importateurs de brut iranien avec l'Union européenne), ainsi que le Japon, la Corée du Sud, Taïwan, l'Italie et la Grèce.

Avec agence