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Angela Merkel à Chemnitz, trois mois après des violences racistes

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Angela Merkel à Chemnitz, trois mois après des violences racistes

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Angela Merkel s'est rendue à Chemnitz, trois mois après des violences racistes dans cette ville d'ex-Allemagne de l'Est, où, pressée par des habitants, elle a dû défendre sa politique d'accueil des migrants en 2015.

Cette ville de Saxe avait été le théâtre, fin août, de manifestations anti-migrants et de "chasses" aux étrangers dénoncées par la chancelière elle-même, après le meurtre d'un Allemand dont sont soupçonnés deux demandeurs d'asile syrien et irakien.

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La chancelière, critiquée pour avoir attendu trois mois avant de venir, s'est justifiée, lors d'un débat avec les lecteurs du journal Freie Presse, en expliquant qu'elle ne voulait pas que sa visite suscite de nouvelles tensions et qu'elle attendait que la pression retombe. Mais elle voulait venir pour se forger une "impression personnelle", a-t-elle assuré.

Elle-même originaire d'ex-Allemagne de l'Est, où sont concentrés une bonne part des problèmes du pays, Mme Merkel a appelé ses habitants, qui se considèrent parfois comme des citoyens de seconde zone, à être "fiers" de leur appartenance.

Mais, bousculée par les questions de lecteurs sur sa décision en 2015 d'ouvrir les portes à plus d'un million de réfugiés syriens et irakiens, elle a dû défendre sa décision et émis quelques regrets. Selon elle, l'"erreur" n'a pas été d'aider les réfugiés mais plutôt de ne pas s'occuper à temps des pays et régions d'origine.

Elle a aussi justifié sa fameuse phrase prononcée début septembre 2015 - "Nous allons y arriver" -, qui lui est depuis reprochée, en expliquant qu'elle voulait dire que l'Allemagne avait surmonté d'autres épreuves et qu'elle allait surmonter celle-ci.

La dirigeante allemande, qui se retirera de la politique au plus tard en 2021, a aussi regretté qu'il n'y ait pas de progrès au Bundesrat (chambre haute) dans la définition des pays d'origine sûrs, dont les ressortissants ne sont pas éligibles au droit d'asile.

Mme Merkel a défendu le Pacte mondial des Nations Unies sur les migrations, qui doit être adopté en fin d'année. Ce pacte ne remettra pas en cause, a-t-elle promis, la "souveraineté" des Etats dans ce domaine. "Chacun a le droit de faire ses propres lois" malgré le futur pacte, a assuré Mme Merkel, appelant à ne pas croire "ceux qui répandent la haine".

Un nouveau rassemblement d'extrême droite devait se tenir en fin de journée à Chemnitz. De premiers manifestants, rassemblés dans l'après-midi, arboraient des couleurs rouge, noire et blanche évoquant le nazisme et des inscriptions en lettres gothiques "Heil Merkel!".

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