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Coordination des "gilets jaunes" pour mieux parler à l'exécutif français

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Les “gilets jaunes” - les “vrais” ou en tout cas ceux qui revendiquent avoir lancé le mouvement sur les réseaux sociaux en France - décident de mieux se structurer pour garder toute leur crédibilité. Ce lundi, une coordination de porte-paroles présentés comme officiels a publié un communiqué (ci-dessous). Après les violents affrontements avec la police et les saccages qui ont semé le chaos samedi dernier sur l’avenue des Champs-Elysées à Paris, il est primordial pour les protestataires de se démarquer clairement. Dans leur communiqué, ils dénoncent "toutes formes de blocages complets et de violences", précisant : "Nous les condamnons fermement !”.

Les “gilets jaunes” ont consulté leur base de sympathisants sur Facebook, et se sont choisis 8 “communiquants”, comme ils les appellent. Parmi eux se trouvent notamment deux des initiateurs de la vague jaune, Eric Drouet et Priscillia Ludosky, cette jeune femme qui avait lancé une pétition ayant recueilli un très large succès. Attention, met en garde la coordination, ils ne sont que des "porteurs de messages (...) pas des décisionnaires".

Symbole fort, la demande d'une "assemblée citoyenne"

L’objectif est de présenter au gouvernement français une série de revendications, afin de “revoir à la baisse toutes les taxes”, dit le communiqué; plus en détail, les manifestants réclament la levée des taxes sur le carburant, la hausse du Smic et des petites retraites, ainsi que la baisse des charges patronales. Autre revendication importante aux yeux des “gilets jaunes”, créer une “assemblée citoyenne” qui pourrait se pencher sur la précarité, le pouvoir d’achat ou encore la transition écologique. Sur tous ces sujets, ils appellent à l’organisation d’un référendum.

"Nous demandons aux représentants de l'Etat et du gouvernement, concluent fermement les “gilets jaunes”, de nous recevoir dans un délai raisonnable. A défaut de rencontre ou de propositions sérieuses (...), les actions se poursuivront et se renforceront".

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a réagi, se disant "ouvert" au dialogue. Mais, dans le même temps, il a jugé bon d’ironiser : "Si les propositions reviennent à demander la dissolution de l'Assemblée nationale, la démission du président de la République (...), j'ai peur que nous ne puissions y répondre favorablement".