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"Gilets jaunes" : ça continue

"Gilets jaunes" : ça continue
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La hausse de la taxe sur le carburant sera bien mise en oeuvre au 1er janvier, sans doute de quoi renforcer le mouvement des gilets jaunes qui continue en ordre dispersé aux quatre coins de la France. Près de 8 Français sur 10 jugent les mesures annoncées par Emmanuel Macron insuffisantes.

Le dernier appel à manifester samedi prochain sur les Champs Elysées à Paris a été maintenu par les messagers des gilets jaunes reçus hier soir pendant près de deux heures au ministère de l'énergie :

"Le sentiment qu'on a aujourd'hui, c'est qu'il n'y a pas de réelle envie d'améliorer le sort des gens, c'est vrai ment le profond sentiment qu'on a eu aujourd'hui. En fait, le souhait de tous les gilets jaunes, c'est de continuer chaque samedi comme ça aux Champs-Elysées et après de continuer comme toutes ces personnes qui sont sur le terrain toute la nuit et toute leur journée, qui font un travail de fou. Eux ils sont là pour la continuité du mouvement et le samedi c'est vraiment plus pour le nombre de personnes qui vont se réunir pour une seule journée", a expliqué Eric Drouet, porte-parole des "gilets jaunes" à la sortie de la rencontre.

Le Premier ministre Edouard Philippe s'est dit prêt ce matin à recevoir une délégation représentative des gilets jaunes qui déclaraient hier que les Français n'ont pas du tout été convaincus par les annonces du président Emmanuel Macron :

"Je ne confonds pas les casseurs avec les concitoyens qui veulent faire passer un message. J'éprouve de la compréhension pour ces concitoyens, mais je ne céderai rien à ceux qui veulent la destruction et le désordre, car la République, c'est à la fois l'ordre public et la libre expression des opinions."

Dans la classe politique, les oppositions non plus n'ont pas été convaincues par le discours d'une heure de Macron :

"La seule bonne nouvelle, c'est le président de la République a atterri avec succès sur mars, parce que très honnêtement, le discours qui a été livré par Emmanuel Macron n'est évidemment pas le discours qu'attendaient les Français", a déclaré Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national.

"Grosso modo, les Français attendaient deux choses : une réponse sur le pouvoir d'achat, et une réponse en direction des Français qui n'ont pas d'autre choix que prendre leur véhicule pour aller travailler. A ces deux questions, il n'a répondu par rien du tout", a commenté Valérie Rabault, présidente du groupe SOC (socialiste et apparentés) à l'Assemblée nationale.

Et puis sur l'île de La Réunion où la mobilisation des gilets jaunes est très forte, et où l'armée a dû être mobilisée pour calmer les violences urbaines, le gouvernement a envoyé la ministre des Outre-Mer Annick Girardin pour dialoguer pendant plusieurs jours et tenter de trouver les points de sortie de cette crise.