PUBLICITÉ

Mer d'Azov : "Un incident à surveiller"

Mer d'Azov : "Un incident à surveiller"
Tous droits réservés Reuters / Павел Ребров
Tous droits réservés Reuters / Павел Ребров
Par Euronews
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button
Copier/coller le lien embed de la vidéo de l'article :Copy to clipboardLien copié

Euronews a interviewé Igor Delanoë, directeur-adjoint de l'observatoire franco-russe. Il revient sur le statut juridique de la mer d'Azov du point de vue du droit international.

PUBLICITÉ

L’incident en mer d’Azov ce dimanche est le résultat de plusieurs mois de tensions et de la remise en cause par la Russie d’un accord de libre-franchissement du détroit de Kertch signé en 2003 avec l’Ukraine.

C’est ce qu’explique Igor Delanoë, spécialiste de la Russie de l’Observatoire franco-russe :

"Depuis l’annexion de la péninsule de Crimée en 2014, Moscou contrôle de fait les deux rives du détroit de Kertch et entend donc administrer ces eaux comme des eaux intérieures russes. Si bien que la Russie a instauré des règles de franchissement du détroit de Kertch très précises. Mais l’Ukraine ne reconnaît pas ces règles puisque le pays se réfère à l’accord de 2003 qui n’est plus pertinent dans le contexte de post-annexion de la Crimée."

Un risque d'escalade ?

Depuis quelques mois déjà, les Américains apportent un soutien directe à l’Ukraine en lui permettant de renforcer ses capacités dans la zone. Depuis février dernier, les tensions vont croissantes dans le détroit de Kertch. Une situation qui pourrait nourrir l’escalade avec la Russie.

"Ils ont commencé à transférer à l’Ukraine depuis quelques semaines de petits navires garde-côte pour renforcer les capacités navales ukrainiennes. Peut-être qu’ils vont accélérer ce programme et décider de transférer d’autres navires aux Ukrainiens, peut-être qu’ils vont décider de transférer du matériel militaire à l’Ukraine... On peut imaginer aussi des missiles anti-navires et là on serait dans le cas de figure d’une escalade qui serait assez inquiétante. Donc c’est à surveiller puisque dans ce cadre-là on peut s’attendre à d’autres incidents peut-être même plus graves."

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Crise entre l'Ukraine et la Russie : clash aux Nations-Unies