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Début de la grand-messe du G20 à Buenos Aires

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On se montre unis pour la traditionnelle photo de famille avant la première réunion de travail, mais chacun est venu défendre ses propres intérêts.

Accords commerciaux

Le sommet sera dominé par la question de la guerre commerciale qui fait rage entre les Etats-Unis et la Chine. Le président américain va dîner samedi avec son homologue chinois Xi Jinping pour tenter de trouver un accord, sous conditions. Donald Trump a déclaré qu'il voyait de "bons signes" et a annoncé qu'il se rendrait au Japon l'année prochaine.

Ils ne sont pas les seuls venus chercher des accords commerciaux, Theresa May qui s'est dite focalisé sur son Brexit, compte bien prévoir l'après.

Enjeux climatiques

Les Européens présents au G20 (France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Grande-Bretagne, UE) sont eux venus convaincre leurs homologues de s'engager contre le réchauffement climatique et défendre l'accord de Paris avant la Cop 24 qui se tient ce lundi en Pologne.

Ces derniers vont tenter de sauver les meubles en obtenant au moins 19 signatures - celle de Donald Trump étant inimaginable - sous un engagement franc de lutte contre le réchauffement climatique. Pour le reste, les diplomates s'acharnent encore sur un communiqué final qu'endosseraient les 20 protagonistes

MBS venu redorer son image

Enfin d'autres sont venus redorer leur image sur la scène internationale. C'est le cas du saoudien, Mohammed Ben Salman, à la réputation entachée par le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi vers qui tous les regards étaient tournés.

Lui aussi critiqué, cette fois pour avoir remis le feu aux poudres du conflit ukrainien, le président russe Vladimir Poutine a retrouvé le Saoudien avec un enthousiasme manifeste. Le plan de table a placé côté à côte ces deux protagonistes-clé d'un sommet sous très haute tension. Le Russe et le Saoudien ont un intérêt stratégique majeur en commun: le pétrole. Le cours de l'or noir, en chute libre, est suspendu depuis des semaines à un éventuel accord des deux puissances pétrolières sur une baisse de production.

La Maison Blanche a elle indiqué que "MBS" avait "échangé des plaisanteries" avec Donald Trump en marge du sommet. Le président américain est l'un des principaux soutiens du prince saoudien, sur lequel il compte justement pour maintenir un cours bas du pétrole.

On a également vu le prince serrer la main et voir une courte conversation avec Emmanuel Macron. A en croire la présidence française - des images de l'aparté ont circulé, mais sans enregistrement des voix - le chef d'Etat français lui a demandé "d'associer des experts internationaux à l'enquête" sur le meurtre de Jamal Khashoggi et a défendu "la nécessité d'une solution politique au Yémen".