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"Gilets jaunes" : Macron silencieux, le gouvernement consulte

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"Gilets jaunes" : Macron silencieux, le gouvernement consulte

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L'heure ce matin n'est plus au constat des dégâts, mais à la concertation et à l'action... Silencieux depuis ce week-end de protestation et de violences, Emmanuel Macron a répondu aux gilets jaunes et aux casseurs par sa présence à l'arc de triomphe et auprès des commerçants du quartier. Il a ensuite demandé au Premier ministre Edouard Philippe de recevoir les chefs des partis politiques et une délégation des "gilets jaunes", et pour commencer la maire de Paris Anne Hidalgo.

Toute la journée, se succéderont Olivier Faure du Parti socialiste, Laurent Wauquiez, Les Républicains, Marine Le Pen, Rassemblement national, Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise ou encore Fabien Roussel, du Parti communiste.

Le gouvernement et le chef de l'état font face à une crise politique majeure, ils cherchent comment s'adresser à ces Français en colère, car ils ne savent plus.

Et dans le même temps, la justice doit passer. Le nouveau procureur de paris Rémy Haitz et la ministre de la justice ont promis une réponse pénale ferme aux 378 personnes en garde à vue depuis samedi.

Devant tant de violence, il a même été question de rétablir l'état d'urgence, trop tôt ou pas adéquat selon Nicole Belloubet:

"Je ne suis pas certaine que nous en soyons arrivés à ce stade et je pense qu'il y a d'autres modes de solutions que le rétablissement de l'état d'urgence."

412 personnes ont été interpellées à Paris. La mobilisation a rassemblé samedi 136 000 personnes en France selon des chiffres officiels. Des incidents ont eu lieu à Toulouse, au Puy-en-Velay où la préfecture a été incendiée. Et déjà des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour manifester samedi prochain.

Les "gilets jaunes", c'est un mouvement hétérogène de Français modestes qui ont décidé de ne plus rester silencieux, mais de se faire entendre pour dénoncer les hausses des taxes en général et sur le carburant en particulier, ou la suppression de l'ISF, en résumé l'injustice sociale.