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La frontière irlandaise, le boulet que traîne encore Theresa May

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La frontière irlandaise, le boulet que traîne encore Theresa May

La frontière irlandaise, le boulet que traîne encore Theresa May
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La question posée à la sortie de Theresa May du 10 Downing Street par un journaliste a le mérite d'être clair. "Theresa May, avez-vous perdu le contrôle à Westminster ?". La première ministre ne répondra pas.

Il faut dire que les deux premiers jours de débat, sur les cinq prévus avant le vote du Parlement sur le Brexit mardi prochain, ont été difficiles pour son gouvernement. La publication forcée de l'avis juridique de son conseiller sur l'accord conclu avec Bruxelles dans son intégralité a relancé les crispations autour de la frontière irlandaise.

La frontière irlandaise continue de poser problème

Les dix parlementaires irlandais du DUP (Parti unioniste démocrate d'Irlande du Nord), essentiels à la majorité de Theresa May, refusent l'alignement provisoire de l'Irlande du nord sur les règles de Bruxelles prévu par l'accord. Le parti nord-irlandais a d'ailleurs annoncé qu'il voterai contre l'accord sur le Brexit en l'état.

Tout comme le parti écossais. "Nous avons vu les détails de cet avis juridique, nous avons vu les détails que le gouvernement veut cacher", a lancé à la première ministre Ian Blackford, leader du SNP (Parti national écossais) à Westminster. "Ce gouvernement a donné à la province d'Irlande du Nord une place permanente au sein du marché unique", a-t-il ajouté.

Ce à quoi Theresa May a répondu : "J'ai dit ici même dans ce Parlement que nous n'avions en effet pas le droit unilatéral de retirer ce filet de sécurité de l'accord. Mais j'ai également dit que personne ne voulait de ce filet de sécurité en premier lieu et que s'il devait être mis en place, cela ne serait que temporaire"

Ce jeudi, pour tenter de calmer les députés, la première ministre britannique annonce qu'elle envisage de donner au Parlement plus de rôle dans la gestion de ce filet de sécurité

En attendant, dans une interview donnée à la radio BBC, elle persiste et prévient. "Il y a trois options : cet accord, une sortie sans accord ou pas de sortie du tout".