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L'invincible Clarisse Agbegnenou s'adjuge le Masters

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Agbegnenou intouchable

C'est à Canton, en Chine, que les meilleurs judokas de la planète ont rendez-vous pour le dernier tournoi de la saison.

Les 16 athlètes les mieux classés dans chaque catégorie sont conviés pour ce Masters, d'où un plateau royal et une Française impériale en la personne de Clarisse Agbegnenou.

Elle s'impose chez les moins de 63 kilos, où elle est invaincue depuis plus d'un an, au terme d'une journée parfaitement maîtrisée.

En demi-finale, elle bat par étranglement celle qui était à la fois la tenante du titre et sa victime en finale des Mondiaux, la Japonaise Miku Tashiro.

Puis c'est sur une immobilisation qu'elle vient à bout d'une autre Japonaise, la championne d'Asie Nami Nabekura.

Clarisse Agbegnenou : "Les filles face à moi étaient très différentes. J'ai affronté une gauchère en demi-finale et une droitière en finale, donc avec un style différent. Mais toutes les deux sont des Japonaises, donc je savais que les combats seraient très difficiles. Je les bats toutes les deux au sol et c'est complètement dingue. Je n'aurais jamais imaginé gagner de cette façon contre des Japonaises."

La classe d'Orujov

Chez les hommes, le vice-champion olympique Rustam Orujov fait parler sa classe dans la catégorie des moins de 73 kilos.

En demi-finale, il domine le tout récent champion du monde, le Sud-Coréen Changrim An, avec un sumi-gaeshi aérien pour waza-ari.

Rustam Orujov : "Je pense que Changrim An est l'un des judokas les plus puissants du monde. Je me suis préparé pour ce combat. Aujourd'hui, je me sentais très bien et c'est pourquoi j'ai gagné."

Pour conclure sa journée avec une médaille d'or autour du cou, l'Azéri Rustam Orujov domine le Canadien Arthur Margelidon sur un autre waza-ari, après 16 secondes dans le temps additionnel.

Des légers qui font le poids

A peine 16 secondes, c'est le temps dont a besoin Distria Krasniqi pour remporter, sur ippon, la finale des moins de 48 kilos.

Elle avait pourtant une redoutable adversaire : la Japonaise Ami Kondo, championne du monde en 2014 et sur le podium des Jeux olympiques à Rio en 2016.

Finale de haut niveau également chez les légers avec face à face Robert Mshvidobadze et Amiran Papinashvili, respectivement numéro 4 et numéro 3 mondial, et c'est finalement au golden score que le Russe vient à bout du Géorgien.

La razzia japonaise

En 52 kilos, la Française Amandine Buchard s'incline en finale devant Natsumi Tsunoda, symbole de la domination japonaise lors de cette première journée du Masters.

Ses compatriotes Tsukasa Ysohida et Joshiro Maruyama font également hisser le drapeau nippon sous le plafond de la salle de Canton qui accueille ce week-end l'élite du judo.