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Roumanie : le gouvernement résiste tant bien que mal aux attaques de l'opposition

Roumanie : le gouvernement résiste tant bien que mal aux attaques de l'opposition
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Le gouvernement roumain a survécu à un vote de défiance au Parlement ce jeudi, alors que le pays traverse une grave crise politique.

L'opposition accuse la coalition au pouvoir, de mettre en danger l'État de droit dans le pays, alors que le chef du parti pousse le gouvernement à publier un décret qui gracierait les responsables condamnés pour corruption.

Mari Jeanne Ion, correspondante d'euronews à Bucarest : "La coalition au pouvoir et le gouvernement roumain ont survécu au vote de défiance au Parlement aujourd'hui, mais cela ne signifie pas que la crise politique est terminée.

Nous devons voir comment les choses vont évoluer avant le 1er janvier, date à laquelle le pays doit assumer la présidence tournante du Conseil européen".

Malgré les critiques, la Première ministre Viorica Dăncilă se dit prête à assumer la présidence de l'UE : "La Roumanie est prête et cette motion n'a rien à voir avec ça. Nous devrions d'abord penser au sens d'une bonne présidence : traiter le plus d'affaires européennes possibles, répondre aux plus de défis possibles et il y en a plein : le Brexit, le futur de l'UE, le budget pluriannuel, l'immigration. Donc, une bonne présidence signifie être prêts d'un point de vue logistique, organisationnel. La Roumanie est très bien préparée. Toutes les institutions européennes attendent que la Roumanie soit prête à assumer la présidence tournante de l'Union Européenne."

Un point de vue qui n'est évidemment pas du tout partagé par les leaders des partis de l'opposition.

Victor Ponta, ancien Premier ministre et président du parti Pro România : "La Roumanie est prête. le gouvernement en revanche n'est pas prêt. Je vais juste vous donner un exemple des plus simples. Ils n'ont pas été capables de présenter le budget pour 2019. Quel message envoient la Roumanie et son gouvernement ? Que le populisme et le nationalisme anti-européen est au pouvoir aujourd'hui en Roumanie."

Dan Barna, président du parti Sauvez la Roumanie : "Comme cette motion n'a pas été adoptée, la Roumanie a, à mon avis, perdu l'occasion d'utiliser cette opportunité de présidence pour affirmer notre position stratégique et notre présence en Europe."