Rome solidaire des "gilets jaunes" français

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Par Julien Pavy avec AFP
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Les dirigeants italiens, Matteo Salvini et Luigi Di Maio, ont apporté publiquement leur soutien aux gilets jaunes en France.

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Le gouvernement populiste italien apporte publiquement son soutien aux gilets jaunes en France.

A Rome, le ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, a décoché une flèche contre Emmanuel Macron, et plus globalement contre sa politique, qu'il juge éloignée des préoccupations des Français. Une saillie loin d'être anodine en pleine campagne des élections européennes :

"J’apporte tout le soutien possible aux Français qui, de façon bien élevée et respectueuse, disent à leur Président - qui ne pense pas à l’intérêt du peuple français - que plus vite il rentre chez lui, mieux c’est ! Cela dit, tout épisode de violence est à condamner, sans conditions", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Rome.

Cette déclaration s'ajoute à celle de l'autre vice-Premier ministre italien, Luigi Di Maio. Sur Twitter, ce dernier écrit :

"En France, comme en Italie, la politique est devenue sourde aux besoins des citoyens, tenus à l'écart des décisions les plus importantes qui concernent le peuple. Le cri qui s'élève haut et fort sur les places de France est en fin de compte un cri : participons ! "

"Gilets jaunes, ne faiblissez pas !", a également écrit Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 étoiles, une formation apolitique, qui s'est construite sur le rejet du système.

Des parallèles sont faits entre le M5S et les gilets jaunes : les deux mouvements militent pour davantage de démocratie directe et luttent contre des gouvernements qu'ils accusent de défendre les intérêts des élites seules.

Luigi Di Maio est allé jusqu'à proposer aux gilets jaunes l'aide de son mouvement, notamment sur internet, pour aider les contestataires français à organiser leurs événements et définir leur programme électoral.

Paris n'a guère apprécié ce soutien du gouvernement italien. La ministre française aux Affaires européennes a appelé Rome à davantage de "respect".

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